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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

samedi 30 octobre 2010

L'article publié par les ASH, n° 2679 du 22 octobre 2010

La loi du 23 juillet 2010 a libéralisé le marché du placement des demandeurs d'emploi.
Objectif affiché : mettre la France en conformité avec la directive communautaire relative aux services dans le marché intérieur, dite directive"services".
Auparavant, l'activité de placement des chômeurs ne pouvait être assurée par des organismes privés qu'à certaines conditions :
- être déjà présent dans le champ de l'emploi ou de l'insertion
- appliquer les principes de gratuité et de non-discrimination
- solliciter l'autorisation à l'autorité administrative dans l'hypothèse où cette activité serait l'activité principale
- fournir un bilan annuel d'activités.

Ces exigences ont sauté avec le nouveau texte.
Certains y voient une volonté d'amenuiser le service public de l'emploi. A l'heure, pourtant, où les médias se font l'écho des résultats d'une consultation auprès des utilisateurs de Pôle Emploi, selon laquelle près des 2/3 des chômeurs seraient globalement satisfait de Pôle Emploi.
D'autres s'inquiétent de voir utiliser ces nouveaux opérateurs comme les instruments au seul service de statistiques favorables de l'emploi, proposer une offre de service moins qualitative, car moins bien rémunérée.
D'autres encore, s'interrogent sur les motifs d'une ouverture aussi large dans un domaine aussi sensible.
L'article, en guise de conclusion, se termine par un encadré où l'on montre, de plus, que "le privé n'est pas meilleur que le public".