“Suscitons, par le choix de nos objectifs, les moyens nouveaux qui permettront de les atteindre...” Gaston Berger
Pages
- Accueil
- Mes capacités opérationnelles
- Mon offre de prestations
- Fiches offre de service
- Evaluation interne et externe
- Dispositif Local d'Accompagnement
- Pratiques participatives
- Evaluer
- Prospective
- Associations
- Intervention sociale
- Accompagnement social
- Utilité sociale
- Management
- Mentorat
- Les bonnes pratiques professionnelles
- Conduite du changement
Je suis
- Sylvie DEBEIR
- Nord-Pas-de-Calais, France
- Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.
La citation du moment
"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)
mardi 24 avril 2012
Evaluer les effets d'un projet personnalisé
On a vu comment diagnostiquer la compétence sociale d’une personne accompagnée (article blog du 10 avril 2012).
La compétence sociale est la capacité d’accomplir les actes de la vie quotidienne.
C’est donc sur les domaines de la vie quotidienne que les modalités d’accompagnement vont être centrées.
Permettre de développer, d’acquérir ou de maintenir des compétences sociales va consister à donner à la personne accompagnée les capacités de faire de sa vie ce qu’elle souhaite, en fonction de sa situation.
Jean-Marc DUTRENIT* a créé un référentiel de mesure de la compétence sociale.
Mais comment évaluer les effets de l’accompagnement individualisé d’une personne ?
Il faut donc analyser les effets de l’accompagnement sur les compétences sociales du bénéficiaire et comprendre les mécanismes d’action de ce même accompagnement.
Ce processus d’accompagnement est global et couvre toutes les dimensions des compétences sociales.
Cette évaluation doit impérativement se faire avec le concours de la personne accompagnée qui est la mieux à même de mettre en avant les intérêt pour elle de la démarche d’accompagnement.
La compréhension des mécanismes d’accompagnement des bénéficiaires implique 2 éléments :
- il faut bénéficier d’informations collectées à des moments différents du processus
- le cadre de cette analyse, pour être pertinent, doit être fixé au préalable.
Jacques DANANCIER* a conçu un outil permettant une mesure dynamique de l’itinéraire des personnes accompagnées.
Le ROCS (Référentiel d’Observation des Compétences Sociales) permet à la fois de construire le projet personnalisé et d’évaluer le processus d’accompagnement.
Le ROCS est le moyen d’évaluer à un moment donné les aptitudes objectives du bénéficiaire mais aussi de mesurer l’impact du processus d’accompagnement.
Chaque dimension de la compétence sociale va se décliner en fonction de critères échelonnés en 5 degrés en fonction du degré de la capacité d’implication de la personne accompagnée..
*Jean-Marc DUTRENIT, professeur Université Lille III
*Jacques DANANCIER, Consultant et formateur, psychologue, conseiller technique au CREAI de Haute Normandie.
mardi 17 avril 2012
Laisser de côté la cohésion sociale ?
Les préoccupations liées à la cohésion sociale sont résultantes de l’époque actuelle.
La place prépondérante des marchés qui devraient assurer la répartition des ressources et des pouvoirs, l’idéologie libérale classique (réduction du rôle de l’Etat, liberté et responsabilité individuelle …) créent un climat de débat pour ceux, de plus en plus nombreux, qui craignent les coûts politiques sociaux et économiques qu’engendrerait le fait de laisser de côté la cohésion sociale et la responsabilité qui en découlerait pour les institutions des démocraties libérales.
De nombreuses études mettent l’accent sur un phénomène de « détérioration » de la cohésion sociale dont les conditions d’existence feraient défaut. Dans de nombreux pays, on perçoit qu’un grand nombre d’indicateurs virent au rouge. Certains s’interrogent sur les mesures à prendre.
La cohésion sociale écrit Judith MAXWELL* « se construit sur les valeurs partagées et un discours commun, la réduction des écarts de richesse et de revenu ». « Les gens doivent avoir l’impression qu’ils participent à une entreprise commune, qu’ils ont les mêmes défis à relever et qu’ils font partie de la même collectivité ».
Les processus sociaux qui contribuent au sentiment d’appartenance à une communauté et de reconnaissance au sein de cette communauté, fondent la cohésion sociale.
Jane JENSON* « déconstruit » (tenant ainsi compte de la diversité des déclinaisons), le concept de cohésion sociale en 5 dimensions constitutives :
- Appartenance / isolement : restauration et densification du lien social,
- Insertion / exclusion : capacité d’accéder à une activité économique (marché du travail),
- Participation / passivité : participation à la vie de la cité vie du quartier, associations, investissement dans le vivre ensemble,
- Reconnaissance / rejet : adopter une vision pluraliste des systèmes de valeur, la tolérance des différences,
- Légitimité / illégitimité : il est crucial de restaurer la légitimité d’une gamme de corps intermédiaires, d’institutions publiques et privées agissent comme médiateurs et assurent l’interconnexion entre les individus et la société.
La cohésion sociale doit se décliner à partir de la plus petite communauté locale jusqu’à la communauté nationale voir au-delà.
Mais « la cohésion sociale peut-elle être une menace à la cohésion sociale ? » s’interroge Jane JENSON. Par des phénomènes de communautarisme, notamment.
La question reste entière de déterminer ce qui stimule la cohésion sociale.
De même, les éléments de cohésion sociale à un échelon local sont-ils reproductibles, peuvent-ils s’agréger à un niveau national ?
Ambigu, ce concept peut devenir aussi un moyen de maintenir l’ordre social dans une période de perturbations économiques et/ou politiques.
Ce qui n’est pas sans rappeler la période que nous vivons actuellement en France et en Europe !
*Judith MAXWELL, directrice du Réseau canadien de recherche en politiques publiques
*Jane JENSON, titulaire de la Chaire du Canada en citoyenneté et gouvernance, directrice de la revue scientifique Lien Social et politiques
mardi 10 avril 2012
Diagnostiquer et développer la compétence sociale
On connaît ces compétences transversales sans lesquelles une insertion n’est pas possible.
Jean-Marc DUTRENIT* a conçu un outil (logiciel) de diagnostic de la compétence sociale.
Il définit les composantes de la compétence sociale comme la capacité « d’établir des relations de réciprocité positive avec ses partenaires (donner et recevoir avec équité, développer des coopérations conditionnelles) dans 7 disciplines implicites de la vie quotidienne : santé, vie familiale et affective, formation, emploi, budget, logement, loisirs tout en mettant en œuvre des facteurs de succès comme motivation, anticipation, image de soi positive, sens des responsabilités, maîtrise de l’espace et utilisation des acquis. »
Pour le diagnostic de la compétence sociale, seront prises en compte les contributions positives et négatives du bénéficiaire ainsi que les rétributions positives et négatives dont il fait l’objet de la part de son entourage.
L’indépendance et l’inclusion sont tributaires de la maîtrise de disciplines de la vie quotidienne : la gestion de son hygiène et de sa santé, de sa vie familiale et affective, de sa formation, de son emploi, de son budget, de son logement, de ses loisirs.
Encore faut-il gérer chacun de ces domaines avec des facteurs de succès : un minimum de motivation, une capacité d’anticipation, une certaine maîtrise de l’espace, une image de soi positive , un certain sens des responsabilités et la capacité d’utilisation des acquis.
L’outil de diagnostic doit permettre de mesurer la réciprocité installée entre le bénéficiaire et son entourage, sa force et sa faiblesse par domaine et facteur à partir de 4 items : contribution positive et négative, rétribution positive et négative.
Chacun des 7 domaines et des 6 facteurs fera l’objet d’une mesure (+1, -1, 0), score repris dans un tableau transversal.
La mesure de la compétence sociale réalisée, Jean-Marc DUTRENIT s’est attaché à déterminer les meilleures modalités de développement de la compétence sociale.
- aider le bénéficiaire à analyser et enrichir son propre système de valeurs
- organiser des médiations relationnelles avec les mondes inconnus de la personne
- passer des contrats ( obligations, rétributions) avec le bénéficiaire, par séquence
- mettre en place des enseignements cognitifs adaptés aux domaines où les handicaps ont été repérés
- les adapter à chaque bénéficiaire afin qu’il puisse se les approprier
- permettre une application de ces enseignements sous forme collective dans des groupes de coopération.
*Jean-Marc DUTRENIT, professeur Université Lille III
mardi 3 avril 2012
La prévention des risques professionnels
L’article L.4121-1 du code du travail précise que « l’employeur prend les mesures nécessaires pour assurer la sécurité et protéger la santé physique et mentale des travailleurs ».
Ce n’est pas une simple obligation de moyen qui pèse sur l’employeur mais une obligation de résultat.
Le manquement à cette obligation constituerait, en cas d’accident de travail, une faute inexcusable.
Le manquement par l’employeur à son obligation de sécurité et de protection de la santé des salariés entraîne des sanctions pénales.
La santé physique et mentale des salariées comprend les risques liés :
- aux contraintes physiques
- aux trajets et déplacements professionnels
- aux dangers matériels
- aux dangers psychosociaux
Un risque professionnel peut s’analyser en :
- un danger, lorsqu’une situation va entraîner un dommage pour le salarié,
- un risque, dans l’hypothèse où un événement ait des répercussions probables pour la sécurité d’un salarié,
- des facteurs de risques, si un ensemble d’éléments sont identifiés dans la survenance d’un éventuel dommage.
L’article L.4121-2 du code du travail pose les principes généraux à mettre en œuvre dans le cadre d’une politiques de prévention.
L’objectif prioritaire est d’éviter les risques et en second lieu d’évaluer les risques qui ne peuvent être évités.
L’évaluation des risques va s’établir en 2 étapes :
- l’identification des dangers et facteurs de risque sans tenir compte de leur probabilité,
- puis l’analyse des modalités d’exposition pour les salariés.
Cette évaluation des risques professionnels va prendre la forme d’un document unique qui constitue un inventaire des risques dans chaque unité de travail.
L’analyse des risques va reposer sur la prise en compte du travail réel (circulaire du 18 avril 2002).
L’évaluation des risques doit associer l’ensemble des parties prenantes (salariés ...). Elle peut également s’appuyer sur des interventions extérieures :
(Médecine du travail, Inspection du travail, CRAM, ANACT, INRS…)
Le document unique d’évaluation des risques professionnels va aboutir à la mise en œuvre du plan de prévention des risques professionnels :
- agir au niveau individuel : entretiens…
- la communication et l’organisation à l’échelon collectif
- la sensibilisation et la formation.
Inscription à :
Articles (Atom)