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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

vendredi 26 août 2011

Appréhender la structuration financière de son association

Mener une démarche prospective de son association, nécessite aussi de maîtriser sa structuration financière.
Ce qui permettra d’identifier les contraintes et les risques qui menacent l’association, de connaître ses capacités d’investissement et de trésorerie, de mettre en place des indicateurs de comparaison et d’avoir un langage clair en direction des partenaires financiers.

Tout d’abord, analyser son compte de résultat.

L’évolution sur plusieurs années des masses de charges et de produits va donner une idée de l’évolution probable des coûts (par exemple, frais de personnel) et des recettes par type (fonds publics, ressources propres…)

La réalisation d’une comptabilité analytique par activité est intéressante pour déterminer les coûts action par action. Elle est facilitée si l’implication des équipes n’est pas imbriquée de manière transversale dans les activités. A défaut, la mise en place de fiches temps renseignées par les salariés sera nécessaire.    

Puis étudier son bilan financier.

Pour l’association, le point le plus important sera l’analyse des fonds associatifs. Elle aidera à isoler les fonds propres de l’association, disponibles de manière permanente qui vont constituer la trésorerie de l’association (le fond de roulement), couvrant le décalage entre les charges à acquitter mensuellement et les rentrées échelonnées des recettes au cours de l’année. Ces fonds associatifs, sauf exception autorisée par l’assemblée générale n’ont pas pour objectif de couvrir des charges d’exploitation annuelle (compte de résultat). A défaut de fond de roulement positif suffisant, les associations auront recours à des ressources financières extérieures (concours bancaires par exemple).  

Le suivi budgétaire va définir l’état d’avancement des dépenses par rapport au budget prévisionnel. En cas d’écart constaté, l’association sera amenée à établir un nouveau budget prévisionnel.




vendredi 12 août 2011

Les 3 moments de l’évaluation d’un projet

1 – l’évaluation du projet
Un projet doit être pertinent, c’est-à-dire correspondre aux besoins et attentes des bénéficiaires sur le territoire concerné.

Il doit définir des objectifs à atteindre conformes aux besoins. Il faut également questionner la faisabilité du projet eu égard à son évaluation et à son intégration dans le contexte particulier (cohérence).

2 – l’amélioration continue
Parallèlement à la réalisation de l’action, la démarche d’évaluation va permettre de mesurer les résultats de l’action compte tenu de 2 critères : une action efficiente (des moyens mis en œuvre proportionnés au coût) et une action effective en rapport avec le projet initial.

3 – l’évaluation des résultats de l’action a pour finalité de mesurer les effets, résultats et impacts obtenus à la lecture des résultats escomptés au démarrage du projet.

En ce sens, l’action aura dû être efficace. On sera amené à en analyser également les écarts éventuels.
L’action aura permis aussi de vérifier si elle est utile en termes de réponse aux attentes des bénéficiaires.

L’évaluation à ce stade conduira éventuellement à réajuster les interventions.

Voir aussi notre article sur la roue de Deming.







jeudi 4 août 2011

Accompagner les changements de caps : le DLA

Le bilan 2010 des Dispositifs Locaux d’Accompagnement (DLA) révèle un budget en légère baisse en raison de la diminution des crédits de l’Etat.
Le dispositif a accompagné en 2010, 9% de structures en moins.

Mais, le budget DLA a pu se stabiliser grâce à la croissance de la participation des collectivités territoriales. Ainsi, les collectivités locales financeurs sont passées de 126 en 2009 à 135 en 2010.

Cependant, ces dernières ont annoncé qu’elles ne seraient plus en mesure de compenser la diminution de la participation de l’Etat.

Déjà, le DLA ne permet d’accompagner que 4 % des associations employeurs, et  encore, pour des missions courtes.

Alors que les besoins sont de plus en plus grands compte tenu du contexte de profondes mutations que connait le milieu associatif.

La demande va également aller encore en croissant puisque selon un sondage, 60 % des associations souhaiteraient un accompagnement dans la recherche de financement.

Autant dire que les financements ne vont pouvoir couvrir les attentes.

Voir le bilan complet publié par l’AVISE.