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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

vendredi 20 mai 2011

Créer un référentiel d’évaluation

Il est un outil qui peut se révéler intéressant afin d’appréhender l’utilité sociale d’une structure ou d’un projet.
Il s’agit de l’arbre d’objectifs qui exige un travail de réflexion et d’échanges avec toutes les parties prenantes de la structure.

Dans un premier temps, on commence par préciser la finalité de la structure ou de l’action (tronc) et par lister les actions réalisées qui sont facilement identifiables (feuillage).

Ces 2 niveaux délimités, il est possible de déterminer : les objectifs opérationnels puis les objectifs stratégiques (ramifications).
Il s’agit enfin de mettre en relation les différents niveaux.

Un outil très visuel peut être établi, base de nombreux échanges qui sera amendé ensuite aux fils des rencontres.
Il constitue un référentiel d’évaluation, au cœur d’une démarche évaluative. Il peut aussi révéler des incohérences dans la gestion de projets.

L’arbre d’objectifs rend possible la définition de l’utilité sociale de la structure et la mesure des conditions de production de cette utilité (réalisations concrètes et résultats).

mardi 10 mai 2011

Le Développement du Pouvoir d’Agir au centre des pratiques professionnelles de l’intervention sociale

Les conditions de la mise en œuvre du DPA demandent : - une posture professionnelle spécifique
- un cadre organisationnel qui favorise le pouvoir d’agir des intervenants.

Le professionnel doit pouvoir s’émanciper des contraintes liées aux pratiques professionnelles traditionnelles, comme l’exigence d’une « rentabilité » à brève échéance, de critères d’efficacité prédéterminés.
Il est nécessaire que le professionnel module ses rythmes d’intervention et adapte les modalités de son action aux besoins des usagers.
Ce qui implique qu’une grande marge de manœuvre soit accordée aux professionnels, afin qu’ils puissent adopter un positionnement souple en fonction des réponses diversifiées à apporter aux usagers dans leur singularité.

Cela nécessite une implication relationnelle forte du professionnel qui doit conserver cependant une certaine distanciation salutaire.

L’autonomie de l’intervenant social doit lui permettre de moduler ses temps professionnels en fonction des attentes des usagers, jusqu’à la capacité de se fixer les propres limites à son investissement.
Le pouvoir d’agir de l’intervenant ne peut se développer sans la confiance réciproque de la hiérarchie, son soutien au niveau organisationnel, la reconnaissance des compétences validées par la conformité affichée des objectifs professionnels fixés et de leur réalisation.

Voir les thèses de David LALOY, Université de Louvain (Belgique)

jeudi 5 mai 2011

Aider à la résilience des publics fragilisés

La notion de résilience en physique (la résistance aux chocs d’un métal) peut être étendue à l’intervention sociale afin de montrer comment on peut permettre à un individu de subir un choc sans être détruit et surtout, de faciliter son aptitude à rebondir en créant les conditions adéquates.
La méthode d’intervention doit encourager la reconstruction de l’estime de soi qui va fournir un véritable motif de fierté à la personne accompagnée, grâce à un encadrement rassurant et un accueil soutenant.
C’est ainsi miser sur les propres forces de l’individu à se reconstruire, par le déploiement de ses propres capacités, sans l’enfermer dans un statut de victime.

Quels sont les facteurs qui vont motiver la résilience de la personne accompagnée ?
- une attitude d’accueil bienveillant en restant patiemment disponible sans exiger en contrepartie la reconnaissance et une collaboration, sans imposer une aide.
- l’expression des événements que la personne a subis en réintégrant à son identité, l’expérience qui en découle comme une force.
- une démarche de reconstruction réalisée par la personne elle-même grâce à l’énergie qu’elle va déployer en restant libre de se « reprendre en main ».

L’intervention sociale aura « simplement » créé les conditions à même de faciliter cette reconstruction.

lundi 2 mai 2011

Clarifier les notions relatives à l’application des aides publiques*

La commission européenne a annoncé dans une communication (23 mars 2011), son projet de modifier les règles d’attribution des aides publiques des Etats aux services d’intérêt économique général (SIEG) afin de tenir compte de la spécificité des services sociaux d’intérêt général (SSIG).

Rappel : depuis l’arrêt « Altmark » de la cour de justice européenne, en 2003, le principe est que la rétribution par les pouvoirs publics d’une prestation de SIEG est soumise au contrôle de la communauté européenne.

Seule exception est faite aux aides publiques qui remplissent les conditions cumulatives suivantes :
- les obligations de service public sont clairement définies
- les paramètres pour le calcul de la compensation sont préalablement établis (de manière objective et transparente)
- la compensation couvre uniquement les coûts engendrés par la prestation et un bénéfice « raisonnable »
- le choix du prestataire est effectué dans le respect d’une procédure de marché public.
On le voit, les critères ci-dessus énumérés portent à interprétation.

La commission européenne souhaite donc adopter une application différenciée aux différents types de services publics, notamment proportionnée à la taille des services publics locaux, qui en raison de leur proximité ne portent pas atteinte au principe de libre concurrence.

Voilà une annonce qui sera bien accueillie par les structures sociales prestataires de services d’intérêt général.
A consulter le document « SSIG entre finalité et libre-concurrence » publié par le think tank européen « pour la solidarité », association au service de la cohésion sociale et d’un modèle économique européen solidaire.*

* Voir mon précédent article publié le 24 mars 2011
* téléchargeable sur http://www.pourlasolidarite.eu/