Ou encore le
travailleur social doit-il axer son accompagnement sur l’intervention sociale
d’intérêt collectif ou l’intervention sociale individualisée ?
Prenons l’exemple
de l’action sociale au sein d’un Centre d’Hébergement et de Réinsertion
Sociale.
La pratique
professionnelle y connaît aujourd’hui un travail social avec des populations
marginalisées dont les problèmes résultent de facteurs personnels et
structurels, comme ceux liés, entres autres, à la problématique du logement et
de l’emploi…Les problèmes sociaux liés à l’exclusion et la précarité sont principalement dus à des situations contextuelles et sociétales (chômage, emploi précaire, relégation culturelle et sociale, discriminations), ils frappent plus durement les personnes les plus vulnérables.
Les réponses à ces situations doivent être, elles aussi complexes et répondre à ces multiples causes.
La problématique complexe de l’exclusion impose ainsi de dépasser les lieux traditionnels d’intervention et d’agir en relation avec l’ensemble des parties prenantes.
Le principe d’individualisation reste cependant un facteur d’aide essentiel.
Mais il s’agit de créer des réponses
collectives à des problèmes collectifs afin
de :
- Faciliter l’accès aux ressources existantes et/ou en créer de nouvelles
- Développer l’autonomie personnelle et sociale par la participation citoyenne à la vie sociale locale.
- Faciliter l’accès aux ressources existantes et/ou en créer de nouvelles
- Développer l’autonomie personnelle et sociale par la participation citoyenne à la vie sociale locale.
L’intervention sociale d’intérêt collectif
est fondée sur des valeurs de solidarité, de coopération et de collaboration
entre les personnes, elle croit en leurs capacités, leurs potentialités et
leurs forces individuelles et collectives.
Le bénéficiaire au
sein du groupe devient une force dynamique possédant une volonté et mobilisant
ses propres énergies, une personne gardant le pouvoir d’accepter et de rejeter
l’aide, capables autodétermination.
Le groupe est producteur
d’énergies.Le groupe offre des possibilités de soutien, de partage des pouvoirs (empowerment) en vue de modifier les conditions qui sont à l’origine des problèmes communs qui va enclencher le processus de résolution de problèmes.
L’intégration de la
méthodologie de travail social avec les groupes à la pratique quotidienne va de
plus, offrir un espace de (re)socialisation proche des réalités sociales et va
permettre le développement de nouveaux comportements et compétences.
La pratique sociale
avec des groupes s’intéresse aux problématiques individuelles et collectives
(au plan sociétal) et les intègre. Elle est caractérisée par l’action
compétente du travailleur social et par les interactions des membres du groupe
et repose aussi sur le principe de l’aide mutuelle.
L’intervention
sociale d’intérêt collectif permet un changement individuel autant qu’un
changement de la société, en accroissant l’estime de soi, le développement
personnel, les capacités à régler les conflits de chaque participant.
*à
consulter, le rapport du Conseil Supérieur du Travail Social.