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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

lundi 15 novembre 2010

L'interview de Luc de Brabandère, Directeur associé au Boston consulting group, dans le nouvel économiste du 11 au 17 novembre.

" le brain storming ne sert à rien, il faut disséquer les mécanismes de la pensée créatrice"
La force n'est pas d'avoir une idée, mais plutôt d'avoir réussi à la mettre en pratique.
C'est la stratégie qui va permettre au dirigeant de dire que c'est cette idée-là qui doit être concrétisée. La créativité est de changer notre manière de voir les choses. L'art de la créativité est de sortir du cadre, du modèle et d'en choisir un nouveau. C'est la stratégie qui va définir le nouveau.
L'essentiel des obstacles au changement est en nous.
On peut ainsi lire dans le prince de Machiavel : "rien n'est plus difficile que de changer l'ordre des choses, parce que ceux qui n'ont pas intérêt à ce que cela change vont tout faire pour saboter le processus de changement.Et ceux qui ont intérêt à ce que cela change n'ont parfois pas le courage ou les moyens de le faire".
Pour le consultant, il faut donc aider à changer, réinventer des modèles, mettre en oeuvre une capacité à modéliser, à analyser.

Les associations dans la tourmente – De nouveaux enjeux.

Le monde associatif connait aujourd’hui de profonds bouleversements :
baisse des financements, révision générale des politiques publiques, réforme budgétaire et conventions pluriannuelles d’objectifs et de moyens, recours à la commande publique via les appels d’offres, nouveaux contrôles et obligations, nouvelles exigences sociétales, attentes des publics…
Il rencontre des contraintes prégnantes, parmi elles :
- la dépendance face à un interlocuteur public.
- un secteur devenu concurrentiel. Cet élément vient modifier les conditions d’exercice de la mission d’intérêt général impartie initialement. La commande publique est désormais accompagnée de mise en concurrence… Mais, les associations sont-elles systématiquement perdantes face au secteur marchand ?

Faut-il en déduire que le secteur associatif est en fin de course ?
Certainement pas.
Les résultats du sondage CSA (octobre 2009) « les Français, les associations et la crise » sont particulièrement intéressants puisqu’ils indiquent que 72 % des français estiment que les actions des associations inscrites dans la proximité sont plus efficaces que celles de l’Etat.

Le secteur associatif a ainsi des atouts. Les associations sont des intermédiaires fort utiles afin de partager les critères de l’intérêt général qui porte leur action.

Aux associations de reprendre l’initiative quant à leur devenir.
Aux associations de manifester leur capacité à proposer des scénarios de meilleure gestion compatibles avec l’engagement associatif, par exemple en suggérant des critères clairs, publics et inscrits dans la durée pour l’attribution des subventions globales.

Il faut travailler aujourd’hui à l’évolution de son organisation pour éviter que demain, on ne soit obligé de réagir dans l’urgence, dans une direction subie plutôt que choisie.
Il est vital d’opérer des choix méthodologiques par le biais d’une démarche prospective partagée et de réfléchir à des hypothèses de travail.
- Penser à une organisation plus transversale : réseaux de complémentarités, de mutualisation de moyens, négociation de conventions entre acteurs, pour des regroupements (groupements de coopération) à des fusions, des centrales de moyens… afin aussi de proposer aux collectivités locales des réflexions sur des commissions de travail sur l’insertion, par territoire...
- Renforcer le management des têtes de réseaux, élargir les instances statutaires, s’adjoindre le concours d’experts, des acteurs externes, présents au sein des conseils d’administration en raison de leurs compétences plutôt que des administrateurs historiques, politiques.
- Revisiter le projet associatif
- Diversifier les activités par l’élargissement de l’éventail des prestations tout en restant conforme au projet associatif fondateur et aux valeurs de l’organisation…
- Valoriser les bonnes pratiques professionnelles et professionnaliser les métiers (référentiels…), et pourquoi pas favoriser la mixité entre professionnels du monde associatif et agents publics sur des thématiques de travail commun.
Les associations doivent également rechercher des ressources nouvelles auprès des acteurs privés et pourquoi pas auprès du grand public. Cela implique des capacités à communiquer.

Attention, cependant à ce que l’utilité sociale ne soit pas sacrifiée à l’aulne de ces réorganisations.

L’avenir de l’action sociale et médico-sociale est lié à la capacité à développer des relations de partenariat réellement contractuelles avec les pouvoirs publics.
Toutefois, force est de souligner, que, dans le cadre du marché public avec appel d’offres, les interlocuteurs se trouvent dans une relation de donneur d’ordres à prestataires de services. Ce qui dénature la relation antérieure qui existait dans le cadre des subventions globales.

Dans un partenariat restauré avec les instances publiques, les associations peuvent faire valoir une proximité avec les usagers, bénéficiaires de leurs prestations. La volonté de la plupart d’entre elles est bien, en effet, de se positionner, dans leur mode de fonctionnement, sur la participation des usagers.

mardi 9 novembre 2010

Contrats aidés

Certains réseaux (par exemple, le secteur de l'insertion par l'activité économique) s'insurgent contre la diminution des contrats aidés, tant par l'arrêt brutal des renouvellements que par le blocage de nouveaux recrutements en contrats.
Outre que cette diminution à une incidence immédiate sur l'insertion professionnelle de publics en difficulté, elle a également des conséquences sur leur montée en qualification.

En effet, des parcours en formation, enclenchés

Cette diminution met aussi en péril le volume des prestations de service des associations en direction de publics déjà fragilisés.

Réponse de Laurent WAUQUIEZ, Secrétaire d'Etat chargé de l'emploi sous le précédent gouvernement.

Il a déclaré, le 9 novembre, à l'Assemblée Nationale : "Dans certaines régions ou départements, on constate une surconsommation de l'enveloppe". Il a ensuite ajouté que la priorité serait donnée à la fin de l'année "aux publics pour lesquels il est impératif que les renouvellements soient faits"

Reste à savoir quels en seront les critères.

vendredi 5 novembre 2010

Réhabiliter la notion d'évaluation en travail social

De préférence à l’évaluation du travail social.
Pourquoi ?
La terminologie est alors plus dynamique car elle sous-entend la participation des professionnels.
Voire même l’appropriation par ces mêmes professionnels de l’évaluation de leur action.
Elle représente alors une véritable évaluation des missions par opposition au contrôle si souvent décrié, pour le subir, par le secteur de l’action sociale et médico-sociale.
L’évaluation des actions suppose une relative proximité, car seul le professionnel est à même d’observer, d’analyser, d’accompagner une démarche individuelle ou collective.
Contradictoirement, l’évaluation nécessite également une certaine distanciation qui va permettre de construire des éléments de décryptage des observations ainsi réunies.
La posture d’évaluation entraîne donc au préalable, la détermination de ce que l’on va évaluer, pourquoi on va l’évaluer, avec quels outils de mesure, quelles méthodes de connaissance, en associant  quels types d’acteurs…
La question de l’évaluation doit impérativement se poser avant même le début de l’action ; à mon avis, dès l’analyse des besoins qui vont déterminer le type d’action et le projet qui va permettre d’y répondre.
Paradoxalement, c’est aussi l’évaluation des missions qui va conduire à une démarche prospective sur le devenir d’une action, d’un projet, d’une organisation.