Le DLA propose des solutions concrètes, via un diagnostic, un plan d’accompagnement mobilisant les partenaires et la mise en place d’une ingénierie, au service des structures d’utilité sociale de la Région.
Le DLA accompagne les associations et structures d’utilité sociale gratuitement pour la première ingénierie, et sous cofinancement de la structure (max. 30% du montant total).
Les objectifs du DLA :
- Pérenniser et développer son emploi
- Proposer à la structure un éclairage extérieur et professionnel sur son activité
- L’aider à monter en qualification
Exemples d’accompagnement :
- Mise en place d’outils de gestion
- Mobilisation de vos adhérents et de vos bénévoles
- Recherche de nouvelles sources de financement
- Élaboration d’un plan de développement
-Valorisation de l’utilité sociale de votre activité auprès des partenaires
Etapes de la construction d’un DLA :
- Contact avec la structure d’accueil DLA
Vous rencontrez l’opérateur DLA le plus proche de votre territoire d’activité
La liste est disponible sur le site de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire : http://www.cressnpdc.org/
- Diagnostic global de votre activité
Vous repérez avec l’opérateur DLA les besoins (organisationnels, humains, stratégiques ou financiers) de votre structure
- Accompagnement
Un expert habilité vous conseille et apporte les outils adaptés à vos besoins.
L’accompagnement est :
Individuel, lorsque vos besoins sont spécifiques à votre structure
Collectif, lorsque vos besoins sont communs à d’autres structures
- Suivi
Vous faites le bilan des actions réalisées avec l’opérateur DLA. Celui-ci peut vous orienter vers de nouvelles actions à mener.
Voir le dépliant sur le site de la chambre régionale de l’économie sociale et solidaire : http://www.cressnpdc.org/
Accompagner les changements de caps : le DLA
Le bilan 2010 des Dispositifs Locaux d’Accompagnement (DLA) révèle un budget en légère baisse en raison de la diminution des crédits de l’Etat.
Le dispositif a accompagné en 2010, 9% de structures en moins.
Mais, le budget DLA a pu se stabiliser grâce à la croissance de la participation des collectivités territoriales. Ainsi, les collectivités locales financeurs sont passées de 126 en 2009 à 135 en 2010.
Cependant, ces dernières ont annoncé qu’elles ne seraient plus en mesure de compenser la diminution de la participation de l’Etat.Déjà, le DLA ne permet d’accompagner que 4 % des associations employeurs, et encore, pour des missions courtes.
Alors que les besoins sont de plus en plus grands compte tenu du contexte de profondes mutations que connait le milieu associatif.
La demande va également aller encore en croissant puisque selon un sondage, 60 % des associations souhaiteraient un accompagnement dans la recherche de financement.
Autant dire que les financements ne vont pouvoir couvrir les attentes.
Voir le bilan complet publié par l’AVISE.
Evaluation du Dispositif Local d’Accompagnement
L’IGAS * a été chargée de conduire une mission d’évaluation du DLA « pour s’assurer qu’il offre une réponse adaptée pour consolider l’emploi dans le champ de l’économie sociale et solidaire qui représente près de 10 % de l’emploi salarié ».
Cet outil de politique de l’emploi, créé en 2002, est géré par la DGEFP.
Le dispositif est devenu plus généralement un outil d’accompagnement à la vie associative, concernant des thématiques variées : gestion des ressources humaines, projet associatif, communication…, alors qu’il est financé par des crédits ciblés « emploi ».
La question qui se pose aujourd’hui est de redéfinir l’objectif prioritaire du DLA :
- soit l’emploi
- ou un outil plus global d’accompagnement des associations.
La gestion de ce dispositif, structurée à 3 échelons : départemental, régional et national, est lourde.
« Une mise en œuvre lourde, coûteuse et disparate. »
Le DLA dispose d’un budget annuel de 27 millions € répartis entre l’Etat, la Caisse des Dépôts, les collectivités territoriales et le FSE.
Or, l’IGAS remarque que seuls 12 millions d’€ ont été consacrés aux prestations d’accompagnement en 2010.
Ce dispositif, même si « son efficacité est difficile à isoler », est utile aux associations et apprécié, mais il « reste perfectible » juge l’IGAS.
En conclusion, l’IGAS préconise :
- un débat au sein du Haut Conseil à la Vie Associative sur la priorité du DLA (dispositif emploi ou outil de soutien à la vie associative),
- un recentrage sur l’échelon départemental, cœur du dispositif et pilotage légitime,
- d’alléger le système d’information ENEE,
- de réfléchir à un référentiel de compétences pour les postes de chargé de mission,
- la procédure d’appel d’offres doit être accessible à tous les prestataires et doit viser une harmonisation de la sélection des prestataires sur des critères objectifs.
- d’inviter les associations bénéficiaires à évaluer la prestation,
- d’organiser systématiquement un suivi post-accompagnement.
* Le rapport complet est disponible sur le site de l’IGAS.