La plupart des grandes entreprises, des groupes et des grandes associations sont actuellement complexes dans leur organisation. Afin de préserver leur efficacité, de plus en plus de processus, de contrôles et de supervisions sont mis en place pour sécuriser les aspects opérationnels et minimiser les risques.
La
vision d’entreprise est placée au niveau d’un comité de direction en oubliant
les compétences individuelles et collectives de ses parties prenantes et
l’innovation.
L'émergence est un concept qui
s’est développé
aux USA, dans les années cinquante, grâce à l’Institut Santa Fé pour étudier
les systèmes humains complexes. Ce concept intervient
lorsque des systèmes simples interagissent en nombre suffisant pour faire
apparaître un certain niveau de complexité.
C'est un phénomène qu'on trouve dans les domaines
physiques, biologiques, écologiques, socio-économiques, linguistiques et autres systèmes
dynamiques.
2 caractéristiques
définissent l'émergence :
1) l'organisation fait plus que la somme de ses
parties prenantes. La conduite de l'ensemble ne peut se réaliser par la seule
analyse de ses composantes.
2) la connaissance détaillée de ses composantes
n’explique pas complètement l’évolution de l’organisation.
La pratique de l’émergence donne à l’entreprise,
l’organisation une capacité permanente à se renouveler.
La théorie de l’émergence répond aux exigences de changement
dans des contextes difficiles et complexes. Elle permet au changement de
naître de manière interne. Elle
favorise la dynamique des approches collaboratives comme le Forum Ouvert, World Café... et développe
l’intelligence collective.
Dans
ce contexte, un groupe important d’acteurs de l’organisation va alors
travailler utilement sur une problématique
complexe et conduire à l’émergence d’énergie et d’idées transformatrices.
3 niveaux de transformation vont
alors se repérer:
1)
une prise de
conscience collective apte à créer de la valeur par la concertation et
l’innovation...
2) une compréhension approfondie des
conditions nécessaires pour atteindre ce niveau de création de valeur.
3) de nouveaux comportements individuels à
fonctionner en système ouvert, dans une logique communauté de pratiques.
Dans
le cadre de l’émergence, on va s’intéresser à 4 niveaux de compétences :
compétences personnelles, collectives et en terme de projets, projets
individuels et de l’entreprise et la capacité à trouver le juste équilibre
entre ces différents niveaux.
Différents
styles de management peuvent aider les managers à déployer le capital humain et
les talents dans l'entreprise : management participatif, management adapté,
management coopératif, de proximité, de la diversité ...
Le manager va montrer ses savoir-faire et ses savoir-être : être capable de découvrir les potentiels, accompagner, entraîner, générer de la confiance, créer une culture d’équipe, développer une intelligence collective, favoriser l'efficacité personnelle, développer une intelligence émotionnelle...
Le manager va montrer ses savoir-faire et ses savoir-être : être capable de découvrir les potentiels, accompagner, entraîner, générer de la confiance, créer une culture d’équipe, développer une intelligence collective, favoriser l'efficacité personnelle, développer une intelligence émotionnelle...
De
nombreuses organisations (y compris du 3ème secteur – privé non
lucratif) ont créé les conditions d’une dynamique entrepreneuriale et inventé
de nouveaux types de services pour relever les défis de leur temps.
Ainsi, des
entreprises sociales ont permis
-
l’implication de différents partenaires, de plusieurs catégories
d’acteurs dans un même projet,
-
de produire des biens ou services qui n’étaient pas offerts auparavant,
-
de permettre la
formation des salariés, par le partage des savoirs avec les pairs, les clients
et les partenaires.
Une
des clefs de l'innovation pour l'entreprise. est de savoir apprendre de ces
interactions sociales grâce à l'écoute et l'observation critique de ce qui nous
entoure.
Les
organisations doivent tirer parti de cette complexité, au lieu de croître en
complication.
L'entreprise collaborative est en train de devenir le
modèle d'organisation le mieux adapté à une telle économie, capable de
capitaliser ces flux toujours grandissants de savoir.