Un
rapport de la DARES (Direction de l’Animation, de la Recherche, des Etudes et
des Statistiques sur les services à la personne en 2013 est assez inquiétant. Pourtant
le secteur était présenté comme porteur d’emploi.
En
2012, l’activité globale déclarée dans le secteur des services à la personne baisse
à nouveau (-1,1 %) après 2011 (-1,3 %).
Cette
baisse résulte de la diminution du nombre d’heures rémunérées dans l’emploi
direct (particuliers employeurs) depuis 2009 (-2,5 %). Les moindres
possibilités de déduction fiscale en est probablement une raison importante.
La
DARES enregistre également une baisse du nombre de salariés employés par des
particuliers (-1,4 %), ainsi que du nombre de particuliers employeurs et une diminution
continue du nombre moyen d’heures rémunérées par les particuliers employeurs.
La
DARES mentionne une poursuite de la baisse de l’activité mandataire en
2012.
L’activité
des organismes prestataires poursuit, en revanche sa hausse, mais à un rythme
ralenti (+1,2 % après +2,9 % en 2011).
Les
effectifs des organismes prestataires continuent de croître (+2 %), regroupant 427
000 intervenants au 2e trimestre 2012 mais marquent le pas. Cette hausse de l’activité et de l’emploi des organismes prestataires, bénéficie surtout aux entreprises privées. Une croissance encore forte du nombre d’organismes, portée principalement par les autoentrepreneurs.
Leur nombre d’heures d’intervention à domicile croît à nouveau vivement en 2012 (+13 %) et leurs effectifs sont en hausse de 16 %.
À
l’inverse, l’activité et l’emploi des associations et organismes publics prestataires
continuent de décroître (3,5 %).
Cette
situation bien sombre, est confirmée par les fédérations associatives et Yves
Vérollet, directeur de l’UNA (Union Nationale de l’Aide, des soins et des
services à domicile) pour qui « la
branche vit un moment difficile ».
Pour
l’UNA, le CICE (Crédit d’impôt Compétitivité et Emploi) n’est pas destiné aux
associations, et favorise donc le privé lucratif.
Ce
secteur a sollicité un fonds de restructuration. Dans ce contexte, la loi sur
l’adaptation de la société au vieillissement représente un véritable
enjeu.
L’heure
est peut-être aussi de lancer dans ce secteur une véritable réflexion de
stratégie prospective : prise en charge globale des bénéficiaires,
coordination sur un même territoire de l’aide et du soin et donc regroupements
de structures qui réalisent des prestations diversifiées afin de proposer un
service généraliste de l’aide à domicile et de prévention avec une plus grande
participation des bénéficiaires, innovations, démarches qualité et évaluation
de l’utilité sociale des services rendus...