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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 28 juin 2011

Accompagner l'emploi associatif

Certains dispositifs ont pour objectif de simplifier les procédures d’embauche pour les associations. Mais il ne faut pas, pour autant, écarter les questions cruciales relatives à la consolidation de la fonction employeur.

La démarche d’accompagnement dans ce domaine doit impérativement se faire sous l’éclairage du projet associatif.
En effet, l’emploi doit être au service du projet associatif (en termes de pertinence, de cohérence, de pérennité des ressources…).

 Ainsi, l’emploi associatif relève du droit commun du travail mais il comporte des spécificités en fonction de son environnement associatif.

L’association va donc rencontrer les mêmes problématiques : définition des attributions, rédaction du contrat de travail, recrutement et intégration du salarié, environnement juridique du poste, management du poste, rupture du contrat de travail…

Cependant, le projet associatif va être au centre de la détermination des fonctions de l’emploi.

De même, l’équilibre entre bénévoles et salariés va régir l’emploi, comme l’implication et l’investissement des bénévoles grâce à la valorisation de leurs compétences.

Il faut aussi aider le bénévole, le conseil d’administration à se transformer en employeur en initiant la prise de conscience puis en outillant les administrateurs par rapport à ce nouveau rôle.

mardi 21 juin 2011

Pratiquer l’auto-évaluation

Son intérêt est de réaliser en interne une évaluation des prestations de service sans avoir recours à un prestataire extérieur.

Les principes de l’auto-évaluation :
- c’est une démarche volontaire
- elle n’en est pas moins rigoureuse, basée sur une méthode et des outils (référentiel, indicateurs…)
- elle se veut objective, fondée sur des faits, des pratiques
- elle se situe au cœur du projet de la structure
- elle est participative en associant l’ensemble des parties prenantes : administrateurs, professionnels, bénéficiaires et partenaires
- elle a pour objectif de produire du changement (un nouveau plan d’actions) et de l’enrichissement

La méthode de l’auto-évaluation :
- définir concrètement l’objet de l’auto-évaluation
- mettre en place un comité de pilotage
- déterminer le questionnaire évaluatif en se limitant pour commencer à une ou deux questions
- construire un référentiel évaluatif spécifique en déterminant indicateurs et critères appropriées

Les différents temps de l’auto-évaluation : produire de la connaissance, de l’analyse, de l’amélioration
1) Sélectionner le champ de l’évaluation et réunir toutes les informations relatives au champ sélectionné
2) Interroger les pratiques
3) Confronter les prestations au cadre de référence
4) Proposer des améliorations des prestations

La déclinaison des temps de l’auto-évaluation va déterminer le calendrier des étapes de la démarche.

jeudi 16 juin 2011

Restaurer la dignité des personnes fragilisées

De plus en plus de voix s’élèvent pour combattre l’idée que chaque individu est responsable de sa situation « alors que les conditions sociales et politiques échappent aux responsabilités individuelles » : Dominique GIRARDOT – la société du mérite.

« Comment empêcher qu’une personne ne soit jugée par principe, responsable de ses échecs ? » s’interroge Antoine DURRELEMAN, ancien directeur de l’ENA.

De même, le collectif ACDC combat le soupçon qui pèse « sur les chômeurs et allocataires de minima sociaux qui se réfugieraient dans le confort de leur allocation ».

Le rapport 2010 du Médiateur de la République, Jean-Paul DELEVOYE est lui aussi éloquent « nos politiques de solidarité doivent avoir pour but de réveiller la dignité des personnes qui se sentent exclues ».

La vaste enquête, codirigée par Michel FORSE et Olivier GALLAND, « les français face aux inégalités et à la justice sociale », montre qu’environ 70 % des personnes interrogées choisissent de préférence la société plus favorable aux personnes en difficulté même si elle n’est pas la plus égalitaire.

De quoi faire réfléchir, Laurent WAUQUIEZ, ministre des Affaires Européennes sur les « dérives de l’assistanat ».

mercredi 8 juin 2011

Notre société favorise plus l’exclusion que l’inclusion : le rapport du médiateur de la République.

J’ai lu avec intérêt le volumineux mais néanmoins intéressant dernier rapport annuel 2010 du Médiateur de la République, Jean-Paul DELEVOYE. En effet, le Défenseur des droits a pris sa suite le 31 mars 2011.

Dans son éditorial, Jean-Paul DELEVOYE évoque le « Burn out » de notre société. Nous avons instauré une société de normes qui favorise davantage l’exclusion que l’inclusion.
Il écrit notamment que chaque citoyen doit pouvoir être coproducteur du futur.
Il nous faut adhérer, dit-il, à la culture du dialogue permanent qui donnera du crédit aux acteurs et du temps à l’action. Il martèle : il faut passer de l’indignation à la mobilisation.
La crise, ajoute-t-il, favorise en parallèle une créativité, une inventivité qu’il faut libérer et non entraver.
La réussite passera par une mobilisation collective nourrie par un projet d’ensemble.

Il est indispensable de réfléchir à la façon de préserver la dignité des personnes.

L’égalité des chances, plus personne n’y croit.
C’est plutôt l’égalité des parcours qu’il faut mettre en avant.
L’égalité des parcours consiste à offrir à chacun la possibilité d’aller au maximum de ses possibilités.

Au lieu de gérer des dossiers, il convient d’accompagner des personnes et d’essayer de comprendre les effets comportementaux de nos politiques publiques.
Nos politiques de solidarité doivent avoir pour but de réveiller la dignité des personnes qui se sentent exclues. Malheureusement elles respectent davantage les procédures que les individus.
Comment préserver la citoyenneté et la dignité des personnes quand on les met en situation d’échec alors que l’on devrait les aider à se ressourcer, à rebondir et à redécouvrir leurs potentialités ?
Pour Jean-Paul DELEVOYE, la dimension humaine doit être intégrée à une refonte des équations de la République : tout ne se mesure pas en chiffres.

Au travers de ses propos, on perçoit l’importance que Jean-Paul DELEVOYE, comme beaucoup d’autres avec lui, accorde à la place que l’on donne aux individus dans la construction de leurs parcours.
Il faut espérer que nombreux seront les candidats à la future échéance électorale qui liront ce rapport et ses conclusions.

Le rapport est téléchargeable sur http://www.mediateur-republique.fr/

vendredi 3 juin 2011

Une démarche d’amélioration continue

La méthode PDCA (pour Plan, Do, Check, Act) est une démarche d’amélioration qui permet à chaque fin de cycle (à l’issue des 4 étapes) de remettre en débat les actions menées afin d’améliorer encore les interventions d’une organisation.

C’est William Edwards Deming qui a illustré ce principe par une roue, qui sera nommée la roue de Deming.

La roue de Deming est un cercle divisé en 4 portions (désignées PDCA) représentées par un triangle.
En tournant la roue dans le même sens, elle passe sur chaque étape jusqu’à la fin du cycle. On répète l’opération avec ses 4 phases tant que l’objectif n’est pas atteint.

1ère étape : Plan, consiste à préparer ce que l’on va réaliser et établir un planning.
2ème étape : Do, est la réalisation des actions planifiées après une période de tests.
3ème étape : Check, réside en la vérification que les moyens mis en œuvre (Do) et les résultats obtenus correspondent bien à ce qui a été planifié (Plan) au moyen d’outils de contrôle : indicateurs, tableaux de bord…).
La dernière étape a pour objectif d’ajuster les écarts, et de rechercher des points d’améliorations, donc un nouveau projet avec une nouvelle planification, départ d’un nouveau cycle.

Cette démarche nécessite des procédures précises, formelles, des audits réguliers…