L’accompagnement recouvre plusieurs dimensions :
- La notion d’intentionnalité ou de projet est antérieure à la dimension relationnelle.
Le fait que l’association se trouve dans une situation insatisfaisante, qu’elle émet le besoin de changer, qu’elle a une vision de ce qui existe mais veut travailler à ce qui pourrait être mis en place est le préalable incontournable à l’accompagnement
- Mais l’accompagnement ne peut se réaliser sans une dimension relationnelle.
L’accompagnement d’une association, c’est être à côté d’une équipe, cheminer avec elle, se mettre en mouvement avec elle.
L’accompagnement est un processus participatif, qui associe l’ensemble des parties prenantes de l’association : administrateurs, salariés, adhérents, bénéficiaires, partenaires financiers.
L’accompagnant reste un facilitateur. Il vise à mobiliser les compétences des personnes, à renforcer la dynamique de l’association et faciliter la mise en œuvre de ses projets.
- L’accompagnement recouvre aussi une dimension temporelle : il s’agit d’accompagner dans le temps, le cheminement de l’association.
- L’accompagnement répond à une dimension spatiale, il concourt à un but précis.
L’accompagnement se réalise dans le contexte de l’environnement associatif : social, professionnel, culturel, territorial en tenant compte de son histoire.
Il doit tenir compte du cadre légal, réglementaire, économique, territorial de l’association.
- Une dimension d’adaptation sous-tend la démarche qui est centrée sur les besoins de l’association. L’accompagnement reste une posture qui est adaptée à la demande. Il mise sur les compétences respectives.
- au titre de la dimension individualisée, seule l’association est en mesure de spécifier sa situation et dans quel sens, elle souhaite évoluer. L’association souhaite être actrice de ce changement.
L’accompagnant va permettre aux membres de l’association de prendre du recul, d’utiliser et adapter leurs compétences expérientielles.
Les objectifs de l’accompagnement sont divers :
- professionnalisation de l’activité de l’association, de ses bénévoles, de ses salariés,- évolution des ressources financières,
- gouvernance de l’association, son organisation,
- refonte du projet associatif,
- élaboration de stratégies de consolidation…
Ethique de l’accompagnement :
- Il place le projet associatif au cœur de processus.
- C’est la non-ingérence qui caractérise la démarche.
L’accompagnant ne se substitue pas aux membres de l’association.
La structure accompagnée décide de l’objectif de l’accompagnement et de la personne qui va l’aider à cette démarche.
C’est l’association qui décide des contours de l’accompagnement.
- Il s’inscrit dans un cadre transversal, territorial et sectoriel.
- L’accompagnement ne peut être imposé, par un partenaire financeur, par exemple.