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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

lundi 26 septembre 2011

Accompagner des associations actrices de leur devenir.

L’accompagnement est un processus global qui implique l’intervention de l’ensemble des acteurs, qui mobilise toutes les compétences en réponse aux besoins de l’association et permet le développement ou la consolidation de ses projets.

L’accompagnement recouvre plusieurs dimensions :
- La notion d’intentionnalité ou de projet est antérieure à la dimension relationnelle.
Le fait que l’association se trouve dans une situation insatisfaisante, qu’elle émet le besoin de changer, qu’elle a une vision de ce qui existe mais veut travailler à ce qui pourrait être mis en place est le préalable incontournable à l’accompagnement
- Mais l’accompagnement ne peut se réaliser sans une dimension relationnelle.
L’accompagnement d’une association, c’est être à côté d’une équipe, cheminer avec elle, se mettre en mouvement avec elle.
L’accompagnement est un processus participatif, qui associe l’ensemble des parties prenantes de l’association : administrateurs, salariés, adhérents, bénéficiaires, partenaires financiers.
L’accompagnant reste un facilitateur. Il vise à mobiliser les compétences des personnes, à renforcer la dynamique de l’association et faciliter la mise en œuvre de ses projets.
- L’accompagnement recouvre aussi une dimension temporelle : il s’agit d’accompagner dans le temps, le cheminement de l’association.
- L’accompagnement répond à une dimension spatiale, il concourt à un but précis.
L’accompagnement se réalise dans le contexte de l’environnement associatif : social, professionnel, culturel, territorial en tenant compte de son histoire.
Il doit tenir compte du cadre légal, réglementaire, économique, territorial de l’association.
- Une dimension d’adaptation sous-tend la démarche qui est centrée sur les besoins de l’association. L’accompagnement reste une posture qui est adaptée à la demande. Il mise sur les compétences respectives.
- au titre de la dimension individualisée, seule l’association est en mesure de spécifier sa situation et dans quel sens, elle souhaite évoluer. L’association souhaite être actrice de ce changement.
L’accompagnant va permettre aux membres de l’association de prendre du recul, d’utiliser et adapter leurs compétences expérientielles.

Les objectifs de l’accompagnement sont divers :
- professionnalisation de l’activité de l’association, de ses bénévoles, de ses salariés,
- évolution des ressources financières,
- gouvernance de l’association, son organisation,
- refonte du projet associatif,
- élaboration de stratégies de consolidation…

Ethique de l’accompagnement :
- Il place le projet associatif au cœur de processus.
- C’est la non-ingérence qui caractérise la démarche.
L’accompagnant ne se substitue pas aux membres de l’association.
La structure accompagnée décide de l’objectif de l’accompagnement et de la personne qui va l’aider à cette démarche.
C’est l’association qui décide des contours de l’accompagnement.
- Il s’inscrit dans un cadre transversal, territorial et sectoriel.
- L’accompagnement ne peut être imposé, par un partenaire financeur, par exemple.

mardi 20 septembre 2011

Le droit des usagers

La loi du 2 janvier 2002 dite de rénovation de l’action sociale et médico-sociale pose comme 1er principe : « une meilleure reconnaissance du sujet citoyen, en définissant les droits et libertés individuels des usagers du secteur social et médico-social…puis en fournissant des outils propres à garantir l’exercice effectif de ces droits ».
Plus que de droits des usagers, notion réductrice, il faut aller plus loin et préférer la notion de participation des usagers - bénéficiaires d’une intervention sociale.

La notion d’usager  reflète souvent une vision consumériste. On parle, par exemple d’usagers des transports en commun.

L’instrumentalisation (création d’outils) des droits des usagers peut rester lettre morte si l’on ne souhaite pas réfléchir et mettre en place de nouvelles formes de participation des bénéficiaires.

Participation à la vie d’une institution mais surtout participation à l’accompagnement individuel dont il va … bénéficier.

En effet, le bénéficiaire d’une intervention sociale est à même de définir ses besoins et attentes, de participer à la détermination des mesures à prendre, de porter une appréciation sur l’accompagnement proposé par une institution…
Comme dans le cadre d'un projet immobilier de rénovation urbaine, à côté du maître d'ouvrage, du maître d'oeuvre, ne pourrait-il y avoir "un maître d'usage" ?

Il faut prendre garde, cependant, de ne pas s’inscrire dans une dérive qui serait d’exiger (en vertu d’un devoir, contrepartie d’un droit), pour les personnes en grande vulnérabilité sociale, qu’elles soient capables de définir, seules, leurs besoins et de résoudre leurs problèmes.

La relation avec le ou les professionnels, au sein d’équipes pluridisciplinaires et d’institutions, reste primordiale.

Pour conclure, c’est la participation des bénéficiaires qui devrait être érigée comme un droit.






lundi 12 septembre 2011

L'association, une entreprise ?


On entend souvent dire dans le monde associatif : « une association n’est pas une entreprise comme les autres, mais comme les autres, c’est une entreprise ».

Il est vrai que la gouvernance des associations relève du management des entreprises.
Les obligations administratives, financières, fiscales…sont de plus en plus contraignantes.
La responsabilité de l’employeur associatif est exactement la même que celle du dirigeant d’entreprise. Nombreux sont les administrateurs d’associations à le découvrir, malheureusement quelquefois, un peu tard.

Pour cette raison, les associations doivent intégrer dans leurs instances, des administrateurs, en raison de leur expertise dans ces domaines.

Certes, les associations fonctionnent avec une grande part de fonds publics.

Mais elles ne sont plus les seules, dans le champ de l’action sociale et médico-sociale où elles se trouvent directement en concurrence avec des entreprises arrivées sur le secteur.

Les règles du marché deviennent le mode de contractualisation et de financement de leurs activités.
Il est fréquent de dire que les salariés associatifs adhérent au projet associatif main ne demande-t-on pas aux salariés d’une entreprise d’adhérer aux valeurs de celle-ci ?
Les prestations des associations sont tarifées. Elles réalisent des bénéfices, avec cette différence, que les bénéfices ne sont pas partagés.

En conclusion, l’association serait-elle devenue une entreprise ?

Quels sont les éléments qui différencient les associations des entreprises et qui constitueraient leur plus-value ?

Ne serait-ce pas ce que l’on pourrait qualifier de « sens commun », de lien social et d’utilité sociale ?


vendredi 2 septembre 2011

L’intervention sociale participative


L’objectif de l’action sociale est le changement social pour un individu ou un groupe d’individus, à partir des problèmes rencontrés.

L’action sociale participative est un cheminement sur le principe d’une recherche-action avec la participation du bénéficiaire.

Au cours de la 1ère étape, le bénéficiaire va identifier les problèmes qu’il rencontre à partir d’un tableau de classification de ses besoins partiellement ou non satisfaits.

Puis, il faut procéder à la classification des difficultés notamment par ordre de priorité en termes de résolution.

Un processus global de résolution doit être enclenché en explorant toutes les manifestations de ce problème.

C’est cette analyse systémique (contexte, causes, éléments …qui engendrent les difficultés) qui va permettre de classer, de prioriser les éléments à prendre en compte afin de déterminer le type d’action à mettre en œuvre.

Avec le bénéficiaire, il s’agira ensuite de définir les différentes étapes du processus de résolution.

Enfin, l’évaluation participative va fixer l’état de la situation à laquelle on est parvenu (tableau) qui va être comparée au tableau initial des besoins.

Voir les expériences de Sébastien KABW MUKANZ – Congo