Plus que de droits des usagers, notion réductrice, il faut aller plus loin et préférer la notion de participation des usagers - bénéficiaires d’une intervention sociale.
La notion d’usager reflète souvent une vision consumériste. On parle, par exemple d’usagers des transports en commun.
L’instrumentalisation (création d’outils) des droits des usagers peut rester lettre morte si l’on ne souhaite pas réfléchir et mettre en place de nouvelles formes de participation des bénéficiaires.
Participation à la vie d’une institution mais surtout participation à l’accompagnement individuel dont il va … bénéficier.
En effet, le bénéficiaire d’une intervention sociale est à même de définir ses besoins et attentes, de participer à la détermination des mesures à prendre, de porter une appréciation sur l’accompagnement proposé par une institution…
Comme dans le cadre d'un projet immobilier de rénovation urbaine, à côté du maître d'ouvrage, du maître d'oeuvre, ne pourrait-il y avoir "un maître d'usage" ?Il faut prendre garde, cependant, de ne pas s’inscrire dans une dérive qui serait d’exiger (en vertu d’un devoir, contrepartie d’un droit), pour les personnes en grande vulnérabilité sociale, qu’elles soient capables de définir, seules, leurs besoins et de résoudre leurs problèmes.
La relation avec le ou les professionnels, au sein d’équipes pluridisciplinaires et d’institutions, reste primordiale.
Pour conclure, c’est la participation des bénéficiaires qui devrait être érigée comme un droit.
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