Je suis

Ma photo
Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 20 septembre 2011

Le droit des usagers

La loi du 2 janvier 2002 dite de rénovation de l’action sociale et médico-sociale pose comme 1er principe : « une meilleure reconnaissance du sujet citoyen, en définissant les droits et libertés individuels des usagers du secteur social et médico-social…puis en fournissant des outils propres à garantir l’exercice effectif de ces droits ».
Plus que de droits des usagers, notion réductrice, il faut aller plus loin et préférer la notion de participation des usagers - bénéficiaires d’une intervention sociale.

La notion d’usager  reflète souvent une vision consumériste. On parle, par exemple d’usagers des transports en commun.

L’instrumentalisation (création d’outils) des droits des usagers peut rester lettre morte si l’on ne souhaite pas réfléchir et mettre en place de nouvelles formes de participation des bénéficiaires.

Participation à la vie d’une institution mais surtout participation à l’accompagnement individuel dont il va … bénéficier.

En effet, le bénéficiaire d’une intervention sociale est à même de définir ses besoins et attentes, de participer à la détermination des mesures à prendre, de porter une appréciation sur l’accompagnement proposé par une institution…
Comme dans le cadre d'un projet immobilier de rénovation urbaine, à côté du maître d'ouvrage, du maître d'oeuvre, ne pourrait-il y avoir "un maître d'usage" ?

Il faut prendre garde, cependant, de ne pas s’inscrire dans une dérive qui serait d’exiger (en vertu d’un devoir, contrepartie d’un droit), pour les personnes en grande vulnérabilité sociale, qu’elles soient capables de définir, seules, leurs besoins et de résoudre leurs problèmes.

La relation avec le ou les professionnels, au sein d’équipes pluridisciplinaires et d’institutions, reste primordiale.

Pour conclure, c’est la participation des bénéficiaires qui devrait être érigée comme un droit.






Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire