Cette volonté semble à priori contradictoire.
Pourtant, en considérant les différentes fonctions d’une action sociale, il est possible de distinguer des éléments rattachés aux retombées économiques.
Une réflexion méthodologique doit permettre de mesurer la rentabilité sociale et donc de rendre compte de la spécificité de l’économie sociale et solidaire.
Il faut, pour cela éviter de tomber dans certains pièges.
- Il ne s’agit pas uniquement de proposer un outillage purement quantitatif,
- De même, il n’apparaît pas opportun de distinguer systématiquement les retombées sociales des impacts économiques.
- Comme il appartient de ne pas réduire le social à l’économique.
Il n’existe donc pas une opposition systématique entre la valeur sociale d’un projet et sa performance économique.
L’évaluation s’attachera à mettre en exergue les différentes composantes de l’action et à en faire une analyse transversale des caractéristiques sociales et économiques de ses performances.
Ce qui n’exclut pas la mesure d’impacts plus spécifiques.
Cette mesure doit s’effectuer en rapport avec un territoire précis.
Il semble judicieux de réaliser une interpénétration des impacts, à la fois dans le choix des fonctions du projet à mesurer, et dans la détermination des indicateurs à travailler.
Il faut déterminer s’il l’on se propose de mesurer l’ensemble de l’activité d’une organisation ou un secteur particulier.
Pour chaque dimension pertinente de l’activité, le point de départ de l’évaluation sera :
- de préciser les objectifs des missions,
- de définir les activités concernées et menées en rapport avec les objectifs visés.
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