L’étude réalisée par Recherche et Solidarités, « les associations en Nord-Pas de Calais, avec le concours de l’association des Régions de France et la Caisse des Dépôts », estime entre 60 000 et 65 000, le nombre d’associations en activité dans le NPDC.
La création d’associations a connu une chute plus accentuée sur la région qu’au plan national.
Cependant, la région Nord-Pas de Calais en 2011 est une des rares régions à avoir vu le nombre de ses créations augmenter en 2011.
Mais, il faut relativiser l’impact de ces créations, qui relèvent, à plus de 50 % des secteurs de la culture des sports et des loisirs.
Alors que ce sont les secteurs du social, de la santé et de l’enseignement qui représentent 76 % de l’emploi associatif.
Si, on focalise l’attention sur les emplois associatifs, les chiffres sont inquiétants.
Le secteur associatif avait créé plus de 27000 emplois en 10 ans.
La part des emplois associatifs sur l’emploi privé représentait près de 12 % en région NPDC (9,7 % en France).
Or, depuis 2010, l’emploi associatif régional (et national) diminue alors que dans le même temps l’emploi privé augmente rattrapant en cela le retard qu’il avait accumulé en 2008 et 2009.
Ce recul de l’emploi associatif est préoccupant.
Dans le même temps, les dirigeants associatifs relatent des difficultés économiques réelles quelquefois pour des secteurs entiers de l’économie sociale et solidaire (aide à domicile par exemple)
Et surtout, ils n’envisagent pas de recruter, ce qui traduit une vive inquiétude pour l’avenir.
Laurent BONELLI* souligne, avec la révision générale des politiques publiques, les transferts d’activités de service d’intérêt général vers des entreprises privées.
De même, la conférence des présidents du Sénat a décidé la création d’une commission d’enquête sur les conséquences de la RGPP et « la dégradation du service rendu, renforçant par là-même les fractures territoriales ».
L’emploi associatif est un réel enjeu économique et social.
Les emplois associatifs sont importants car ils créent du lien social et sont ancrés sur les territoires dans une intervention de proximité.
Il est urgent de rétablir le rôle privilégié des associations en qualité de partenaires de l’action d’intérêt général avec les instances publiques.
Les financements aux associations renforcent l’emploi associatif régional par l’embauche de professionnels au service de l’insertion sociale et professionnelle des plus démunis.
Au-delà de la création d’emplois associatifs, le soutien aux associations permet, par ricochet, de lutter aussi contre le chômage des personnes les plus vulnérables, par l’accompagnement qui leur est proposé.
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