La RGPP a été mise en place en 2008 et 2009 afin de réduire les dépenses publiques, et pilotée par la Présidence de la République.
Le gouvernement souhaite aujourd’hui l’étendre aux collectivités locales (déclaration du 1er ministre, le 29 novembre 2011).
Cependant, dans le même temps la RGPP soulève de nombreuses critiques.
La Cour des Comptes* (novembre 2011) relève que « la RGPP engagée en 2007 n’a pas constitué la revue de missions et de programme nécessaire, …malgré son ambition initiale. »
Elle a privilégié : « l’examen des structures au détriment de la revue des politiques publiques dans leur ensemble. »
La Cour des Comptes soulève « la nécessité d’intégrer les attentes du public »
De même, le comité d’évaluation et de contrôle des politiques publiques de l’Assemblée nationale* est critique.
Le rapport regrette une « commande hiérarchique ignorant les [agents] et les usagers des services publics ».
Il met en exergue aussi un bilan budgétaire discutable « difficilement évaluable avec précision » au regard de « la maîtrise de la masse salariale de l’Etat » et qui amène « à éluder les coûts associés aux réformes ».
En conclusion de son avis, le CESE* demande même de « suspendre temporairement, pour évaluer et réorienter, la révision générale des politiques publiques ».
« L’Etat doit garantir la primauté de l’intérêt général » (préconisation n°1) et « conforter les services publics » (préconisation n°2).
Outre les reproches exprimés par la Cour des Comptes, les commissions parlementaires ou le Conseil économique, social et environnemental, les fonctionnaires, les syndicats et les associations s’élèvent contre les conséquences préjudiciables de la RGPP.
Des critiques convergentes qui devraient donc logiquement conduire le gouvernement à stopper la machine RGPP afin d’en évaluer les effets pervers et de réfléchir aux préalables nécessaires à la conduite d’une telle politique.
*www.ccomptes.fr : rapport sur la LOLF – novembre 2011
*www.assemblee-nationale.fr
*www.lecese.fr : quelles missions et quelle organisation de l’Etat sur les territoires – novembre 2011
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