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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

lundi 5 décembre 2011

La pauvreté gagne-t-elle du terrain en France ?


L’INSEE évalue la proportion de personnes et de ménages disposant de ressources inférieures à un seul de pauvreté établi à 60% de la médiane des niveaux de vie.
Pour une personne seule, il s’élève en 2009 à 954 € par mois. Le taux de pauvreté monétaire a ainsi atteint 13,5 % en 2009( soit 8 millions de personnes dont 2 millions de mineurs).
Entre 1996 et 2008, les inégalités de niveau de vie avaient peu évolué. Depuis 2004, elles ont tendance à augmenter « par le haut » sous l’effet des revenus du patrimoine (INSEE – les revenus et le patrimoine des ménages).
C'est-à-dire que les niveaux de vie des personnes les plus modestes ont en effet cessé d’augmenter alors que les niveaux de vie des plus aisés ont continué leur progression (Le rapport entre les niveaux de vie des 20% les plus riches et ceux des plus pauvres est passé de 4 à 4,3).
Par ailleurs, l’intensité de la pauvreté s’est accentuée à partir de 2002 : les ressources des personnes pauvres (niveau de vie médian à 773 € en 2002) ont augmenté moins vite que le seuil de pauvreté.
Cette intensification coïncide avec la hausse du chômage et des allocataires du RSA.

Outre que la pauvreté a tendance à augmenter depuis 2002 par rapport à son niveau de 1996, même s’il se stabilise, les caractéristiques de la pauvreté se modifient.
-       La pauvreté rajeunit : le taux de pauvreté des moins de 25 ans a été multiplié par deux en quarante ans.
-       La pauvreté s’est urbanisée en progressant de 4 points dans l’agglomération parisienne tout en reculant proportionnellement dans les communes rurales.
-       Les familles monoparentales rassemblent plus de personnes pauvres.
-       L’emploi ne protège plus de la pauvreté et de l’exclusion (en 2006, le taux de pauvreté monétaire s’élève à 7,9 % pour l’ensemble des salariés et à 18,8 % pour les ouvriers non qualifiés).
-       La pauvreté touche plus durement les femmes.

Certes, la part de la richesse nationale affectée à la protection sociale en France est importante (30 %). Il faut être fier de cette richesse sociale produite. Mais elle va devoir augmenter encore, il faut s’en convaincre.
Un point positif : les français sont en Europe, les plus préoccupés par la pauvreté et les plus persuadés qu’ils pourraient devenir pauvres rapidement, avec un enchaînement de circonstances malheureuses.
Il faut donc espérer que les citoyens vont inviter ce thème dans la campagne présidentielle.

A lire : « Eliminer la pauvreté » Julien DAMON

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