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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

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"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

lundi 19 mars 2012

Le durcissement des politiques de l’emploi


Partout aujourd’hui en Europe, on assiste à un durcissement des politiques de l’emploi.
C’est ce que constate Christine ERHEL * dans un dossier « l’accompagnement social vers l’emploi. »

Que disent les chiffres ?
L’augmentation du chômage n’est pas uniquement due à la crise, qui n’a fait qu’aggraver des situations préexistantes.
« Dès les années 1980, on constate des évolutions marquées par une très nette dégradation du marché de l’emploi.
C’est ce que l’on appelle l’entrée dans la crise de la société salariale avec une forte augmentation du chômage ». soutient Serge PAUGAM *
Le nombre de chômeurs seniors a largement dépassé les 800 000.
Or, l’âge de la retraite a été fixé à 62 ans.
Que faire des seniors dont les entreprises ne veulent plus ?

Nicolas SARKOZY a proposé de soumettre à référendum, une réforme visant à durcir les conditions d’indemnisation chômage, de renforcer l’obligation des chômeurs de se former.
Les demandeurs d’emploi ne peuvent refuser deux offres raisonnables d’emploi (dont il n’existe pas de déclinaison des critères, dans les textes) qui leur sont proposées.

Sur l’obligation pour les bénéficiaires du RSA, d’accepter un emploi de 7 heures par semaine, Martin HIRSCH, l'ancien Haut commissaire aux solidarités actives affirme :
« La grande majorité des allocataires souhaitent travailler mais on ne leur propose pas de travail ».
« Les données de terrain montrent que très peu d'allocataires sont conduits à refuser des offres car très peu d'offres leur sont en fait proposées », poursuit Martin HIRSCH.

Cette position fait abstraction d’un constat à affirmer : la plupart des demandeurs d’emploi ne se complaisent pas dans cette situation. Ils ne l’ont pas choisie.
D’autre part, la crise actuelle doit faire comprendre à chacun qu’il peut connaître demain, une telle situation.
Enfin, la première cause du chômage est le manque d’emplois (!).
Et non, la mauvaise volonté des demandeurs d’emploi.

Les pouvoirs publics sont-il bien en mesure de proposer des emplois, des formations, à tout demandeur d’emploi ?!
Ceci, sans instituer un marché parallèle de l’emploi précaire comme en Allemagne ?

Face au résultat d’un tel questionnement, la seule démarche est de proposer un accompagnement renforcé et individualisé vers l’emploi, avec des moyens.


*Christine ERHEL, économiste au Centre d’études de l’emploi.
*Serge PAUGAM, sociologue

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