“Suscitons, par le choix de nos objectifs, les moyens nouveaux qui permettront de les atteindre...” Gaston Berger
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Je suis
- Sylvie DEBEIR
- Nord-Pas-de-Calais, France
- Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.
La citation du moment
"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)
lundi 17 septembre 2012
Associations : de nouveaux modes de gouvernance
Une récente enquête CPCA /Cnam * a permis de mettre en évidence différents « styles » de gouvernance associative :
- la gouvernance professionnalisée : les administrateurs sont choisis en fonction de leur compétences notamment en matière de gestion. Ce type d’association regroupe peu de bénévolat.
- la gouvernance militante : les membres du CA y partagent un fort sentiment d’appartenance aux valeurs communes de l’association.
- la gouvernance resserrée : le fonctionnement de la structure va reposer essentiellement sur un petit nombre de personnes : le président et le directeur par exemple.
- la gouvernance externalisée. Il s’agit le plus souvent dans ce cas, d’un CA où siègent des membres de droit en grand nombre, souvent issus des bailleurs de fonds. Les décisions y sont peu débattues. On perçoit une influence déterminante des financeurs dans la gestion de l’association, voire même un contrôle au risque d’y voir disparaître le projet politique.
Dans ces 4 types d’associations, le pouvoir des acteurs internes ou externes, le niveau de formalisation des outils et procédures des pratiques de gestion conditionnent la nature de la gouvernance et la mise en place d’une réelle démocratie.
En termes de gouvernance interne, il faut faire participer toutes les parties prenantes. Les enjeux sont donc de taille quant :
- à la place des jeunes et des femmes, en réfléchissant aux nouveaux modes d’accès et de participation dans l’association,
- à l’implication des salariés sur la gouvernance stratégique (exemple : dans un conseil d’orientation stratégique) avec des modalités différentes des instances représentatives du personnel, tout en évitant les abus de pouvoir.
Le souci d’efficacité et de performance, les exigences de contrôle d’utilisation des fonds publics, a entraîné la mise en place de méthodes de gouvernance proches de celles des entreprises. Mais il faut souligner que l’implantation, sans adaptation de ces modalités n’est pas sans poser problème.
Il est impératif de mettre en cohérence les valeurs et le projet de l’association et son mode d’organisation.
Certes, on demande aux associations de se professionnaliser de plus en plus. Mais ce mouvement doit se faire en dégageant les spécificités du monde associatif.
La pratique de certaines associations, aujourd’hui, est déjà source de richesse en termes d’utilité sociale, d’innovations judicieuses qui peuvent être mutualisées.
La gouvernance associative doit permettre :
- de créer une réelle concertation entre pouvoirs publics et associations
- de mettre en avant la capacité des associations à répondre aux besoins d’un territoire, à jouer leur rôle « d’aiguillon » des politiques publiques. Elle ne doit pas conduire à les instrumentaliser par le recours aux marchés.
- de permettre un équilibre des rapports entre toutes les parties prenantes,
- de concilier rentabilité économique, normalisation managériale et projet politique.
* enquête lancée en octobre 2010 dont les résultats ont été publiés en mars 2012.
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