Ses objectifs sont de rassembler les forces et de mutualiser moyens et connaissances pour mieux accompagner les bénéficiaires.
Dans le secteur social et médico-social, il existe de nombreuses petites associations. Aussi, les autorités de tutelle suggèrent de plus en plus souvent des coopérations, des regroupements afin de mutualiser les moyens.
Il vaut mieux aujourd’hui choisir des associations avec des objectifs complémentaires sur un même territoire.
Cependant, la coopération ne doit pas se créer sur la seule volonté de mutualisation et de rationalisation des moyens. C’est le bien-être des personnes accompagnées qui doit prévaloir à la coopération.
Quels sont les préalables à la mise en place d’une coopération ? Les futurs partenaires doivent prendre le temps de bien se connaître, notamment sur le plan financier,
- Les partenaires doivent avoir des valeurs communes, des intérêts communs à coopérer,
- Il est impératif de se mettre d’accord sur les différents rôles de chacun dans la coopération créée,
Afin que chaque partenaire garde sa légitimité et son identité.
Il s’agit de se préparer et d’anticiper
Méthodologie de la coopération
La coopération se construit en 5 étapes et la réflexion doit réunir l’ensemble des partenaires :
1- Établir le diagnostic : ressources, manques, attentes des bénéficiaires et des professionnels…
2- Définir les orientations communes : la réflexion stratégique doit porter sur :
a. La formulation des objectifs
b. Le périmètre du projet
c. L’identification de l’outil (forme juridique) le plus adapté, composition, termes de la convention constitutive…
d. La définition des bénéfices attendus
e. La prévention des risques
3- Déterminer les objectifs opérationnels : impacts financiers, organisationnels, humains…
La convention de coopération doit indiquer clairement la méthode de détermination des coûts et leur financement y compris, leur mode de répartition entre partenaires.
Lorsqu’il s’agit de mettre en place une activité commune qui nécessite l’emploi de salariés, il faut estimer correctement l’impact en termes de coût.
4- Créer la structure de pilotage : validation par les personnes et établissements membres, approbation de la convention constitutive, formalités de déclaration...
5- Formaliser la mise en œuvre opérationnelle du projet : gouvernance, suivi du projet et évaluation…
6- Communiquer : tout au long du projet de constitution et de conduite de la coopération, , il faut mettre en place une communication afin que toutes les parties prenantes soient mobilisées dans la dynamique.
“Suscitons, par le choix de nos objectifs, les moyens nouveaux qui permettront de les atteindre...” Gaston Berger
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Je suis
- Sylvie DEBEIR
- Nord-Pas-de-Calais, France
- Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.
La citation du moment
"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)
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