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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

vendredi 21 décembre 2012

Garder la bonne distance ou se situer sur le terrain des émotions.


On recommande souvent aux professionnels de l’accompagnement social de garder « la bonne distance » quand ils accompagnent des personnes vulnérables.

Ce professionnel est un facilitateur, un passeur. Il est un pont entre la personne et ce qu’elle a vécu. Pour faire de ses expériences, parfois douloureuses, des compétences expérientielles qu’elle va pouvoir réinvestir, qui vont lui ouvrir des perspectives qu’elle ne soupçonne même pas.

Accompagner, c’est cheminer ensemble ...
C’est accepter de recevoir la parole de l’autre, de l’entendre et d’y faire écho, de renvoyer sa parole afin qu’elle s’enrichisse du sentiment d’être capable d’agir afin de régler ses difficultés.
C’est aussi recueillir les émotions de la personne accompagnée, les comprendre et leur rendre leur efficacité.

Lors de l’animation d’un atelier, j’ai écouté ce témoignage d’un professionnel qui expliquait la difficulté à mettre sur la route, une personne probablement en difficulté compte tenu, entre autres, de sa conduite addictive. Lors des nombreux entretiens, rien n’y faisait. L’attitude physique de la personne, repliée sur elle-même, indiquait sa volonté de ne rien dire, de ne rien partager de son existence.
Et puis, lors d’un entretien, le professionnel avait pris une grande décision : « laisser venir la personne ».
Elle avait alors raconté sa famille, son parcours et terminé l’entretien en demandant de fixer un nouveau rendez-vous. Surtout, elle avait exprimé comment elle se sentait « bien » après cet entretien.

La capacité d’un professionnel, n’est-elle pas plutôt d’être en mesure d’accueillir les sentiments, les émotions de la personne accompagnée, de les respecter et d’être capable de nommer ses propres émotions.
« Oui, à bientôt monsieur X, moi-aussi, j’ai beaucoup apprécié notre entretien aujourd’hui ». 

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