L’évaluation évolutive permet de travailler à des
projets novateurs pour une organisation qui connaît pourtant un environnement
fluctuant et imprévisible où tout se modifie sans cesse, et donc peut
favorable, à priori à une telle démarche.
La résolution de problèmes en ciblant les différentes étapes
du problème à sa solution reste en effet, la méthode adéquate lorsque le
problème est relativement facile à cerner, dans une situation plus statique.
L’évaluation sommative va apprécier l’utilité d’une action et l’évaluation
formative va renforcer l’amélioration de cette action.
Contexte particulier de l’organisation qui procède à
l’évaluation évolutive : la stratégie de changement fait partie des
valeurs, de la culture de la structure, soutenue par toutes les parties
prenantes. Elle se situe dans une volonté (et avec les moyens) déterminée à l’exploration
et la transformation en continu, malgré les risques et en raison de
l’incertitude qui entoure les voies à emprunter.
Le cycle adaptatif de panarchie * aborde les 4 stades du processus d’évolution dans le
cycle de vie des innovations sociales (et bien souvent, des
organismes) qui suscite la réflexion quant à leur invention, leur essai,
leur application, puis leur déclin avant leur disparition ou leur réémergence
sous forme de nouvelles approches ou entités :
-
phase d’exploitation (évaluation formative) où la mutation va émerger
-
phase de consolidation (évaluation sommative), stade de maturité du
projet
-
phase de dégagement des atouts, des compétences afin de
repartir vers un nouveau processus de transformation, d’innovation.
-
phase exploratoire de la réorganisation.
Il faut intégrer une démarche d’évaluation à tous les stades du cycle.
L’évaluation évolutive (durant la phase d’exploration) va cependant réunir à la
fois l’esprit critique, avec rigueur (objectivité par rapport aux faits)
et la créativité axée sur le changement.
* mis en exergue par Crawford Stanley HOLLING, chercheur
écologiste canadien.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire