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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

vendredi 22 mars 2013

La solidarité, l’affaire de tous, par la multiplication des synergies


Les politiques de « workfare » ou activation de la protection sociale dont les objectifs sont de réduire la pauvreté et d’augmenter le taux d’activité des personnes sans emploi n’ont pas fait leurs preuves*. L’évaluation du RSA l’a montré. Car le monde du travail et les bénéficiaires ne se sont pas mobilisés, alors que ces politiques accentuent de plus en plus, le lien entre activité du bénéficiaire et prestation.
Ainsi, en France, la part des inactifs dans la population totale n’a pas diminué avec l’instauration du RMI puis du RSA.
Ce qui manque en réalité, ce sont des propositions d’emploi.

On avance aujourd'hui le concept ‘d’entreprise sociale’. Encore faut-il se mettre d’accord sur la définition de ce terme. En France, cette notion prend racine dans les principes de l’économie sociale et solidaire, les entreprises d’insertion. Ces entreprises ont pour objectif d’aider les chômeurs peu qualifiés, en voie d’exclusion du marché du travail, à s’insérer socialement dans la société en général et dans le monde du travail.
Comment distingue-t-on une entreprise sociale ?
« Etre une entreprise sociale, c’est faire primer la responsabilité sociale sur la finalité lucrative, notamment en limitant la rémunération du capital »*.
Il faut aujourd'hui imaginer le développement territorial des entreprises d’insertion.

Compte tenu du taux de pauvreté (14,1 % en 2010), des entreprises du secteur marchand tentent de décliner une approche innovante auprès du public le plus défavorisé.
*SFR et Emmaüs Défi développent une offre de téléphonie solidaire.
Essilor a créé Optique Solidaire qui permet aux plus de 60 ans d’avoir accès à des lunettes de qualité, Blédina et la Croix Rouge proposent des bons de réduction de 30 à 40 % sur les produits alimentaires pour bébé, Renault et l’association Voiture & Co ont mis en place une offre entretien-réparation de 20 à 50 % du prix habituel pratiqué…
Encore une fois, ce sont ces synergies locales entre une entreprise, une association et une collectivité qu'il faudrait multiplier.


*Jean-Claude BARBIER, sociologue
* Marthe NYSSENS , économiste belge et co-fondatrice du réseau EMES
* article dans l’EXPRESS du 6 février 2013

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