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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

lundi 4 mars 2013

La solidarité, une valeur sûre ?


Un sondage exclusif CSA, réalisé pour l’UNIOPSS et la MACIF par Internet du 18 au 20 décembre 2012 tente de répondre à cette question.

Il en ressort que 75% des Français pensent qu’eux-mêmes ou un de leur proche pourrait se retrouver un jour en situation de précarité.
Ce risque est plus encore ressenti par les actifs (82%) et les catégories populaires (87%).

Paradoxalement, ce niveau d’inquiétude individuelle élevé explique que la solidarité soit une valeur en baisse pour les français.
Dans un contexte de perception d’une progression des injustices sociales, la recherche de protection et de sécurité se fait avant tout parmi les proches, la famille reste la valeur dominante citée (46%, inchangé par rapport à 2009), comme le tout premier cercle protecteur.
Avec une progression importante par rapport à 2009, viennent ensuite 3 valeurs : l’honnêteté (33%, + 9 points), la justice (32%, + 13 points), la sécurité (22%, + 10 points).
La valeur la plus en baisse est la solidarité (20%, - 8 points).

Les sondés, s’ils avaient besoin d’aide, se tourneraient vers leur famille (58 %) ou une association (40 %), les collectivités locales (34%) bien avant l’Etat (17 %) qui vient encore derrière les amis (23%).  
Plus grave, un Français sur 10 ne saurait pas vers qui se tourner.

La solidarité est de plus en plus perçue comme relevant de l’initiative individuelle ou associative et moins de l’Etat providence. Les sondés expriment une confiance dans les individus et les associations pour agir efficacement face à la crise.
 A la question posée sur la confiance dans différents acteurs pour agir efficacement face aux difficultés provoquées par la crise, les premiers acteurs de confiance cités sont les associations (67% de confiance), devant les initiatives des citoyens (61% de confiance). Les mutuelles (42% des Français font confiance) et les pouvoirs publics (39%) sont cités ensuite.
Les sondés estiment que les associations tiennent leur efficacité de la connaissance du terrain (47%),  du fait de ne pas rechercher le profit (46%) et d’être transparent financièrement (40%).

Même si les sondés s’interrogent sur l’efficacité de l’action publique en matière de solidarité à travers la confiance qu’ils accordent aux différents acteurs, ils ne veulent pas pour autant que l’Etat abandonne ce rôle.
La majorité (59%) souhaite que les dispositifs de protection sociale en direction des personnes en situation de précarité restent une priorité pour les pouvoirs publics.

Solidarité, contribution de tous ou participation individuelle ?
D’autre part, 46% (63% des sympathisants de gauche) aspirent à une solidarité qui soit une contribution de l’ensemble de la population organisée par les pouvoirs publics.
42% (53% des sympathisants de droite) préfèrent que la solidarité soit plutôt une contribution individuelle laissée à l’initiative de chacun.
Les bénéficiaires prioritaires des aides et dispositifs sociaux publics devraient être ceux nécessitants des besoins précis et perçus comme urgents. 

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