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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

lundi 17 octobre 2011

Du travail social à l’accompagnement social

Les politiques publiques ont encouragé le travail social, puis avec le temps ont financé l’accompagnement social des bénéficiaires.

La différence est importante. On est passé de la référence au travail et donc aux professionnels qui l’exercent à une posture centrée sur le bénéficiaire lui-même.

Le terme d’accompagnement, intégré au vocabulaire professionnel du travail social ne fait pas l’objet d’une définition.

Etymologiquement, accompagner signifie aller quelque part avec quelqu’un, faire en même temps.
Ce terme évoque la notion de mouvement, d’action de complémentarité.
L’accompagnant reste un passeur, qui va permettre le passage d’une situation à une autre.
L’accompagnement, c’est être à côté d’une personne, qui est dans une dynamique, de se mettre en mouvement avec elle, de cheminer avec elle.

La durée caractérise l’accompagnement social qui va capitaliser les succès, déjouer les échecs provisoires.

Les personnes vulnérables cumulent toutes sortes d’handicaps. L’accompagnement sera, pour cette raison un processus global.

Il ne peut exister que dans le cadre d’une démarche volontaire de la personne, établie dans une relation de confiance.
C’est à la personne accompagnée de dire ce qu’il en est de sa situation, et ce qu’elle veut en changer.

L’accompagnant va s’en tenir à un rôle de facilitateur. Il vise à reconnaître et mobiliser les capacités des personnes (capacitation), à renforcer leur dynamique.
Il saura tenir compte du contexte de chacun afin d’individualiser son approche.

L’accompagnement social doit ériger en préalable que la personne ne soit jugée par principe responsable de sa situation.


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