Les politiques publiques ont encouragé le travail social, puis avec le temps ont financé l’accompagnement social des bénéficiaires.
La différence est importante. On est passé de la référence au travail et donc aux professionnels qui l’exercent à une posture centrée sur le bénéficiaire lui-même.
Le terme d’accompagnement, intégré au vocabulaire professionnel du travail social ne fait pas l’objet d’une définition.
Etymologiquement, accompagner signifie aller quelque part avec quelqu’un, faire en même temps.
Ce terme évoque la notion de mouvement, d’action de complémentarité.L’accompagnant reste un passeur, qui va permettre le passage d’une situation à une autre.
L’accompagnement, c’est être à côté d’une personne, qui est dans une dynamique, de se mettre en mouvement avec elle, de cheminer avec elle.
La durée caractérise l’accompagnement social qui va capitaliser les succès, déjouer les échecs provisoires.
Les personnes vulnérables cumulent toutes sortes d’handicaps. L’accompagnement sera, pour cette raison un processus global.
Il ne peut exister que dans le cadre d’une démarche volontaire de la personne, établie dans une relation de confiance.
C’est à la personne accompagnée de dire ce qu’il en est de sa situation, et ce qu’elle veut en changer.L’accompagnant va s’en tenir à un rôle de facilitateur. Il vise à reconnaître et mobiliser les capacités des personnes (capacitation), à renforcer leur dynamique.
Il saura tenir compte du contexte de chacun afin d’individualiser son approche.
L’accompagnement social doit ériger en préalable que la personne ne soit jugée par principe responsable de sa situation.
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