L’expression d’accompagnement de la démarche est préférable, je pense, à la formulation d’accompagner un bénéficiaire.
En effet, accompagner une personne peut être entendu comme l’obligation d’aider, d’assister la personne sur des démarches qu’elle n’est pas capable d’accomplir seule, en toute autonomie.
Au contraire, l’accompagnement de la démarche rend toute son implication à la personne en situation d’exclusion.
Cette posture repose sur un certain nombre de préalables.
C’est la personne en difficulté qui décide d’engager la démarche en toute liberté, qui va déterminer ses besoins et ses attentes du processus d’accompagnement.
L’accompagnement va se construire sur le principe de la reconnaissance mutuelle d’une capacité réciproque à s’engager et d’une égale compétence à agir.
L’accompagnant va proposer ses compétences professionnelles qui vont permettre de (re)mobiliser les savoirs expérientiels de la personne en situation d’exclusion, et va donc la rendre actrice de son parcours.
Mais surtout, il faut refuser que la personne en difficulté ne soit jugée responsable de son exclusion.
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