Notre richesse économique nationale ne reconnait pas l’apport économique et social des activités associatives.
La richesse doit se décliner avec d’autres qualificatifs que l’économique. Il n’existe pas qu’une seule forme de richesse. Il s’agit de mettre en avant un autre système de valeurs, de plus-values sociales et solidaires.
Il faut poser la question des indicateurs de la richesse nationale et légitimer une conception plus humaine de la richesse d’une société.
L’intervention sociale produit du lien social, de la cohésion sociale, du développement humain et du développement durable qui reste invisible dans notre PIB.
L’idéologie libérale met en avant le coût pour les finances publiques des subventions accordées aux associations de l’économie sociale et solidaire.
Lorsque que l’on décline la valeur de la mission d’intérêt général rendue, que l’on déduit les recettes fiscales et sociales tirées des associations, que l’on valorise les emplois créés (et donc les indemnités chômage économisées),
ce n’est plus un coût mais un investissement dont il s’agit.
Il faut évaluer ce « retour sur investissement » et l’inclure dans le produit national.
Ainsi, les services aux entreprises et à la personne sont incorporés dans le secteur tertiaire de notre économie.
Comme l’on mesure les services marchands, il est important de mesurer la richesse sociale produite par les actions menées par le secteur de l’économie sociale et solidaire. Cependant, il ne faut pas enfermer les associations dans de simples prestations de service.
Il est important de déterminer des indicateurs propres à cette richesse produite, l’utilité sociale, conséquence de l’activité économique des associations.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire