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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 14 février 2012

Contre la « désaffiliation sociale », les propositions de l'UNIOPSS

Face au péril imminent de « dislocation sociale », alors que « tous les voyants sont au rouge », l’UNIOPSS, a interpellé, le 9 février 2012, les pouvoirs publics.
A l'occasion de l'élection présidentielle, 4 grands axes sont proposés aux candidats, dans la plate-forme « Restaurer la cohésion sociale, retrouver la confiance », fondée par les associations adhérentes, afin de « redonner du sens aux politiques sociales et faire de la cohésion sociale une priorité pour les cinq ans à venir ».
1 - Promouvoir une société d'inclusion
a) Instauration d'un programme « pluriannuel et interministériel » de lutte contre la pauvreté et l'exclusion, axé sur les personnes les plus vulnérables, « tout en tenant compte du risque de déclassement auquel les classes moyennes sont confrontées. »
b) RSA « socle » augmentation de l’allocation et création d'un « droit à l'accompagnement » qui articule étroitement accompagnement social et accompagnement vers l'emploi.
c) Mise en oeuvre d'un droit à l'éducation dès la petite enfance et création d'un contrat territorial de prévention pour favoriser l'intégration des enfants et des jeunes en décrochage ou en rupture scolaire afin de lutter contre la « précarisation grandissante des familles, dont les enfants et les jeunes sont les premières victimes ».
d) l'UNIOPSS réclame « la nécessaire mise en place d'un droit universel à la compensation de la perte d'autonomie, impliquant le vote d'une loi de programmation ».
2 - Conforter le socle solidaire de la protection sociale

a) La politique de redistribution doit peser sur l'ensemble des revenus du travail et du patrimoine dans un souci d'« équité ».
b) La réforme du financement de la protection sociale sera un « élément majeur d'une politique plus efficace de réduction des inégalités ».
c) La protection sociale est affaire de solidarité entre riches et pauvres d'une part, et entre malades et bien-portants d'autre part . En effet « la santé n'est pas un marché mais une mission de service public ».
d) Pour l'octroi des moyens financiers aux structures, les associations adhérentes réclament une pause dans les réformes de la tarification.
Elles demandent un équilibre pertinent entre critères de performance et d'encadrement financier et critères de qualité et d'adéquation aux besoins.
e) Garantir un égal accès aux soins pour tous : développer les maisons de santé, encadrer l'installation des médecins et sanctionner les dépassements d'honoraires disproportionnés.
3 - Changer l'état d'esprit de la conception et la mise en oeuvre des politiques sociales
a) Participation des usagers et des bénéficiaires : « Toutes les politiques publiques, et notamment les politiques sociales, doivent désormais être élaborées avec les personnes concernées ». C’est une question de dignité et d’efficacité.
b) Articulation au niveau territorial, transparence et concertation des politiques sociales,
pour une « organisation interministérielle transversale, chargée de veiller à l'élaboration concertée des politiques sociales, à leur mise en oeuvre, ainsi qu'à leur évaluation ».
c) Création d'un centre de ressources européen sur les services sociaux d'intérêt général (SSIG) et adoption d'un statut de l'association européenne.

4 - Miser sur la société civile et soutenir la vie associative

a) Reconnaissance de la spécificité et des atouts du secteur associatif : non lucrativité, participation, gouvernance démocratique...
L'UNIOPSS demande que les structures de l'économie sociale et solidaire, soient davantage reconnues et entendues dans le dialogue social, national et territorial pour la mise en oeuvre des politiques sociales, sanitaires et médico-sociales.
b) « Les pouvoirs publics doivent considérer les associations de solidarité, non pas comme leurs opérateurs ou leurs sous-traitants, mais avant tout comme des co-constructeurs et des coopérateurs des politiques publiques », l'UNIOPSS.

Il est possible de soutenir cette plate-forme en devenant signataire.
www.uniopss-presidentielles2012.fr/


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