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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 21 février 2012

Lutter contre l’exclusion


Depuis de nombreuses années, les pouvoirs publics ont mené des politiques visant à lutter contre l’exclusion.
Les fondements de ces politiques ont notablement évolué dans le temps. Mais on s’aperçoit aujourd’hui, qu’à entendre certains discours, les vieux modèles ont encore leurs adeptes.

Dans la 1ère moitié du 20ième siècle, la volonté affichée était de garantir le principe d’égalité (nous sommes tous semblables) sur la conviction forte d’un modèle de société universel et dominant.
Il fallait éduquer les pauvres, évincer les handicapés, les étrangers…
Cette logique d’assimilation avait pour corollaire de nier l’existence d’autres valeurs, d’autres cultures.

Au lendemain de la seconde guerre mondiale, on passe d’une logique d’assimilation à celle d’intégration.
Le même fondement égalitaire conduit à un processus différent.
Les attentes de la société vis-à-vis de groupes, de personnes vulnérables, sont basées sur des normes socioculturelles, des cadres et des structures conditionneurs mis en place par un milieu socioculturel dominant.

Face à la massification des problématiques de pauvreté et de précarité, les politiques de lutte contre l’exclusion vont mettre en avant la volonté d’insertion.
Là encore, les personnes vulnérables vont devoir faire l’effort de s’insérer par le biais d’un droit (à l’insertion scolaire, à l’insertion professionnelle, dans un logement …) qui leur est accordé en contrepartie des devoirs qui sont les leurs.
On connaît aujourd’hui l’échec de ces politiques d’intégration.

Sous l’influence de la Communauté européenne, les personnes seront prises en compte dans leur diversité. A la notion d’inclusion, va correspondre une attitude différente dans laquelle, les institutions vont s’adapter afin d’accueillir chaque individu dans sa différence. On peut citer quelques exemples : la loi de 2002 et la place centrale de l’usager dans les établissements médico-sociaux, l’inclusion scolaire qui prône un système d’éducation unique, ouvert à tous, répondant aux besoins de chacun, l’inclusion professionnelle des handicapés en milieu « ordinaire »…

Nous sommes encore loin d’une démarche d’inclusion aboutie. Pour cela, il faut abandonner nos préjugés, faire taire nos peurs, accepter la différence, reconnaître la richesse de la diversité, identifier les savoirs expérientiels des personnes vulnérables.
Mais, de plus en plus de voix s’élèvent en ce sens et viennent conforter l’idée que notre société doit être celle de la solidarité et non celle de l’aumône consentie aux personnes en difficulté.
« Liberté, égalité, fraternité » est le « slogan » affiché sur le fronton de nos édifices.

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