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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 28 février 2012

Evaluation du Dispositif Local d’Accompagnement

L’IGAS * a été chargée de conduire une mission d’évaluation du DLA « pour s’assurer qu’il offre une réponse adaptée pour consolider l’emploi dans le champ de l’économie sociale et solidaire qui représente près de 10 % de l’emploi salarié ».
Cet outil de politique de l’emploi, créé en 2002, est géré par la DGEFP.

Le dispositif est devenu plus généralement un outil d’accompagnement à la vie associative, concernant des thématiques variées : gestion des ressources humaines, projet associatif, communication…, alors qu’il est financé par des crédits ciblés « emploi ».
La question qui se pose aujourd’hui est de redéfinir l’objectif prioritaire du DLA :
- soit l’emploi
- ou un outil plus global d’accompagnement des associations.

La gestion de ce dispositif, structurée à 3 échelons : départemental, régional et national, est lourde.
« Une mise en œuvre lourde, coûteuse et disparate. »
Le DLA dispose d’un budget annuel de 27 millions € répartis entre l’Etat, la Caisse des Dépôts, les collectivités territoriales et le FSE.
Or, l’IGAS remarque que seuls 12 millions d’€ ont été consacrés aux prestations d’accompagnement en 2010.
Ce dispositif, même si « son efficacité est difficile à isoler », est utile aux associations et apprécié, mais il « reste perfectible » juge l’IGAS.

En conclusion, l’IGAS préconise :
- un débat au sein du Haut Conseil à la Vie Associative sur la priorité du DLA (dispositif emploi ou outil de soutien à la vie associative),
- un recentrage sur l’échelon départemental, cœur du dispositif et pilotage légitime,
- d’alléger le système d’information ENEE,
- de réfléchir à un référentiel de compétences pour les postes de chargé de mission,
- la procédure d’appel d’offres doit être accessible à tous les prestataires et doit viser une harmonisation de la sélection des prestataires sur des critères objectifs.
- d’inviter les associations bénéficiaires à évaluer la prestation,
- d’organiser systématiquement un suivi post-accompagnement.
* Le rapport complet est disponible sur le site de l’IGAS.





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