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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 29 mars 2011

Le contrat d’autonomie

Mis en place en juillet 2008, ces contrats s’adressent aux jeunes de 16 à 25 ans, peu ou pas qualifiés et en difficulté d’accès à l’emploi, résidant dans des zones couvertes par un contrat urbain de cohésion sociale.

L’Etat vient d’annoncer 7000 contrats d’autonomie supplémentaires avec une enveloppe de 40 millions d’euros. En parallèle, l’Union Nationale des Missions Locales (UNML) dénonce, quant à elle, que cette enveloppe supplémentaire soit allouée à des opérateurs privés lucratifs alors que les crédits des missions locales sont en baisse.

Une étude de la DARES en février 2011 (disponible sur www.travail-emploi-sante.gouv.fr) constate quelques écarts par rapport aux objectifs initiaux fixés :
- Le dispositif a été élargi aux jeunes issus de l’ensemble des quartiers prioritaires de la ville au lieu des seules zones couvertes par un contrat urbain de cohésion sociale.
- Les opérateurs ont centré leur accompagnement sur les jeunes aptes à retrouver rapidement un emploi dont « le projet professionnel était proche de la finalisation » alors que le public visé par les mesures initiales était « en priorité des jeunes peu ou pas qualifiés, non repérés par le SPE, ne bénéficiant pas des dispositifs de droit commun »
- Du coup, l’application de ce dispositif ne comporte plus d’accompagnement global du jeune prenant le temps de régler des problèmes périphériques à l’accès à l’emploi mais essentiels dans ce cadre (logement, santé …).
L’étude de la DARES montre également que l’articulation du contrat d’autonomie avec les autres dispositifs est mieux perçue lorsque l’accompagnement est confié à un organisme du SPE. Il semble alors ajouter encore « du temps pour accompagner ».

Ce qui viendrait conforter la position de l’UNML qui réclame de réaffecter les fonds supplémentaires aux actions menées par les missions locales sur les zones prioritaires.

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