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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

mardi 1 mars 2011

Développer le pouvoir d’agir (DPA) des intervenants sociaux et des bénéficiaires

Il s’agit d’« un processus, d’un mécanisme par lequel les personnes, les organisations et les collectivités développent un contrôle sur ce qui est important pour elles. Par conséquent, ce processus prendra différentes formes selon les personnes, les organisations ou les contextes » (Rappaport 1987).

Ce mécanisme s’appuie sur 4 points qui le structurent : le développement d’habiletés, l’augmentation du sentiment d’efficacité personnelle, le développement d’une conscience critique et la valorisation d’une expérience construite dans une démarche d’action collective.

L’approche par le DPA est fondée sur 5 règles :
- Tout d’abord, il faut appréhender simultanément les dimensions personnelles et structurelles en n’opposant plus revendication des droits et satisfaction des besoins.
- Il est nécessaire de mettre en avant les connaissances expérientielles des personnes et des intervenants afin d’analyser la situation et de déterminer le plan d’action.
- La relation d’accompagnement doit être basée sur la collaboration entre l’intervenant et le bénéficiaire.
- Ensuite, la conscience critique des personnes accompagnées et des intervenants permettra une meilleure approche des obstacles et de la façon de les surmonter.
- La démarche centrée sur le DPA nécessite un nouvel angle de vue qui impose de tenir compte des contextes dans lesquels se déroulent les interventions.

Ce processus exige de donner aux intervenants un temps et un espace où analyser leurs pratiques professionnelles en s’affranchissant des injonctions paradoxales qui sont les leurs (réduction des financements, charge de travail plus importante, contrôle des institutions publiques…). Il suppose de travailler à des outils d’analyse pour accompagner le développement de ce savoir expérientiel (formations initiales, supervision).

*d’après Manon Chamberland, Yann Le Bossé, Annie Cayouette, Suzie Martineau – Université Laval Québec

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