Personne ne viendrait aujourd’hui contester ce principe.
Le droit à une mesure d’insertion implique forcément, en contrepartie, une responsabilité individuelle du bénéficiaire. Il est nécessaire de vérifier sa capacité à agir et de se prendre en charge.
Auparavant, les intervenants sociaux constataient que l’accès aux droits fondamentaux engendrait pour l’individu une participation accrue dans la sphère publique. Mais, à présent, ne constate-t-on pas plutôt, que la participation des usagers est devenue un devoir, une obligation juridique et morale. A l’usager-client, d’être capable de définir ses besoins et de résoudre ses problèmes.
Dans ce cadre, les récents propos d’Antoine Durrleman* dans son article « quelle après crise ? », prennent tout leur sens, « comment ne pas ériger la précarité en système de régulation sociale ? » « Comment ne pas renvoyer l’individu à sa solitude ? » « Comment empêcher qu’une personne ne soit jugée par principe responsable de ses échecs ? ». Il ajoute : « il faut refonder notre pacte social et … le recentrer sur ceux qui sont les plus fragilisés. »
Il est d’autant plus difficile à l’individu en situation de vulnérabilité, de s’impliquer, de participer, qu’on ne lui accorde pas une certaine reconnaissance dans sa vie quotidienne.
En conclusion, la participation devrait être posée, en préalable et dans toute action, comme un droit et non comme une obligation procédurale.
*Antoine Durrleman, ancien conseiller social d’Alain Juppé, 1er ministre (95-97),
Ancien directeur de l’Ecole nationale d’administration.
“Suscitons, par le choix de nos objectifs, les moyens nouveaux qui permettront de les atteindre...” Gaston Berger
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- Sylvie DEBEIR
- Nord-Pas-de-Calais, France
- Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.
La citation du moment
"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)
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