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Nord-Pas-de-Calais, France
Consultante en stratégie, formatrice, je suis membre de la Société Française de l'Evaluation et de l'Association Nationale pour le Travail Social de Groupe. Mon expertise : je transfère les compétences construites pendant 27 ans de direction générale dans le cadre de mes prestations en qualité de consultante. Je suis habilitée pour réaliser des Diagnostics Locaux d'Accompagnement, et auparavant, en qualité d'évaluateur externe par l'ANESM, pour évaluer les activités et la qualité des établissements et services visés à l'article L.312-1 du CASF. (voir les pages consacrées à ces dispositifs). Je suis également répertoriée par des têtes de réseau du secteur médico-social.

La citation du moment

"qu'il croit toujours être le maître, mais que ce soit vous qui le soyez, car il n'est de soumission plus parfaite, que celle qui ne prend l'apparence de la liberté" - Voltaire (Candide)

vendredi 25 février 2011

Services d’aide à domicile, recommandations de l’IGAS et des finances

Les inspections générales des affaires sociales et des finances ont rendu leurs conclusions.
« Le secteur des services d’aide à domicile à destination des publics fragiles fait face à des difficultés financières »
Il faut dégager des économies sur les dépenses de personnel qui représentent de 80 à 90 %. Sont mis en avant, les grilles de rémunération des conventions collectives, et les heures « non productives » : temps de formation ou de réunion, heures programmées non réalisées (décès du bénéficiaire…). Tous éléments qui s’imposent aux services…
« Les marges de manœuvre des services pour améliorer leur rentabilité et conserver ou retrouver un équilibre financier, si elles existent, demeurent limitées en dehors du poste dépenses de personnel »

Le rapport évoque : une gestion optimisée de leurs plannings, la mutualisation des fonctions supports et des personnels administratifs…
Il suggère d’élaborer un référentiel commun d’analyse de l’activité et des coûts de revient des services.
Les inspections préconisent d’aller vers la contractualisation et de mieux corréler la tarification avec la nature des prestations (tarifs « aides à la personne » et « aides à l’environnement ») et d’ajuster au mieux le niveau de la prise en charge avec les besoins effectifs des personnes et leur capacité contributive.

Et de rappeler, que la directive européenne « services » ne légitimerait pas l’octroi d’aides publiques à un établissement ou service.

L’Union nationale de l’aide et du soin à domicile et l’ensemble des membres du collectif des 16, soulignent que le rapport met l’accent sur les difficultés structurelles que le secteur avait lui-même diagnostiquées. Le rapport reste partiel, en excluant la réflexion sur l’aide aux familles fragilisées.

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